
Il a fallu attendre plusieurs mois pour que la crise diplomatique entre l’Allemagne et le Maroc, née entre autres de la position allemande sur le dossier du Sahara marocain, trouve une issue de sortie officielle qui convienne aux deux parties.
Les chefs de diplomatie des deux pays ont, dans une déclaration commune, publiée après un entretien par visioconférence tenu mercredi 16 février, convenu «de renouer avec la qualité particulière des relations bilatérales dans tous les domaines, dans l’esprit des politiques éprouvées, de cohérence et de respect mutuel ».
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue allemande, Annalena Baerbock, se sont félicités de l’échange de correspondance entre le Roi Mohammed VI et le président Frank-Walter Steinmeier, qui manifeste clairement l’intérêt mutuel à établir un nouveau partenariat maroco-allemand.
La déclaration affirme que les deux personnalités ont aussi «convenu d’engager un nouveau dialogue afin de surmonter les malentendus qui étaient apparus dans leurs relations et d’approfondir des relations bilatérales aux multiples facettes».
La reprise des relations entre les deux pays va avec « la reprise de la coopération dans tous les domaines et avec tous les acteurs ». Elle est aussi marquée par le retour de leurs ambassadeurs. L’ambassadrice du Maroc, Mme Zhor Alaoui, a retrouvé fin janvier 2022 son poste dans la capitale allemande. Berlin a promis, de son côté, l’arrivée d’un nouvel ambassadeur d’Allemagne à Rabat, après huit mois de vacance de poste.
Rappelons que parmi les raisons qui avaient amené Rabat à geler ses relations avec Berlin, figure l’attitude qu’avait adoptée l’Allemagne après la décision de l’ex-président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara, en décembre 2020. Ce pays européen était allé jusqu’à convoquer une réunion d’urgence au Conseil de Sécurité de l’ONU pour discuter de cette question.
By OMA Newsletter N° 601 du18/02/2022 L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale Pour le développement des échanges culturels La valorisation des potentialités humaines La promotion et la consolidation de l’intégration interafricaine







