L’anglo-australien Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou ont été interpellés vendredi 17 juin par le président de la Transition en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, sur le retard déjà enregistré dans la mise en œuvre d’un accord que les deux géants ont signé en mars dernier avec l’Etat guinéen, relatif à l’exploitation du site de Simandou (sud-est).
«Nous constatons un décalage entre votre vision de la mise en œuvre des termes de l’accord cadre, et nos attentes. Cette situation est non seulement regrettable, mais aussi inacceptable pour l’Etat guinéen», a déploré le chef de la junte au pouvoir.
L’accord tripartite vaut 15 milliards de dollars et est d’une durée de 35 ans. Il prévoit la mise en place d’un chemin de fer d’environ 670 km pour relier le corridor minier à un port minéralier sur la côte guinéenne au sud de Conakry la capitale. Les travaux pour le chemin de fer et le port en eaux profondes devraient en principe être achevés fin 2024, tandis que la première production commerciale est attendue au plus tard le 31 mars 2025.
Le colonel Doumbouy a donné un délai de deux semaines aux deux compagnies pour la création d’une co-entreprise chargée de mettre en route les termes de l’accord. «Pour avancer efficacement j’attends la création de la co-entreprise dans un délai de quatorze jours», a-t-il déclaré.
Simandou est un des plus vastes gisements de fer au monde. La junte militaire entend exploiter efficacement le gisement pour le besoin du développement du pays.
By OMA Newsletter N° 749 du 20/06/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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