L’armée togolaise serait l’auteure de la tuerie des sept enfants qui avait eu lieu la nuit du 09 au 10 juillet dans le village de Margba, dans la préfecture de Tône, au nord du pays.
Ella a fait son mea culpa à travers son chef d’état-major, le général Dadja Maganawe, qui a évoqué une «erreur». Le drame était survenu sur fond de «renseignements concordants faisant état de menaces d’infiltration de bandes armées désireuses de mener des attaques terroristes» contre les communautés locales, a-t-il expliqué dans un communiqué.
D’après ses propos, «face à l’imminence du danger», le commandement d’une opération baptisée «Koundjoaré» a «renforcé la surveillance et le contrôle terrestre et aérien de la zone indiquée» ; et «c’est au cours de ces opérations qu’un aéronef en patrouille nocturne a pris, malencontreusement, pour cible, un groupe de personnes qu’il a confondu à une colonne djihadistes en mouvement».
Les enfants confondus aux jihadistes revenaient de festivités organisées à l’occasion de l’Aïd el-Adha. La version évoquée au départ était que ces gamins étaient tombés sur une mine qui avait explosé. Ainsi, les autorités avaient indexé des terroristes présumés. C’est grâce à une enquête menée pour élucider les circonstances de l’attaque que la vérité a éclaté.
Les forces armées togolaises ont exprimé «leur profond regret face à ce drame». Tout en renouvelant «leurs sincères condoléances» aux familles éprouvées, elles ont promis «tout mettre en œuvre pour prévenir la survenance de ce genre de drame à l’avenir».
By OMA Newsletter N° 782 du 15/07/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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