Le XXIème sommet ordinaire des chefs d’Etat et des gouvernements de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), tenu lundi à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a réclamé la fin des hostilités de la part du mouvement rebelle M23.
Dans son communiqué final, le sommet, qui a entre autres débattu des questions sécuritaires, a réclamé la «cessation des hostilités par le groupe rebelle M23 et son retrait immédiat des positions actuellement occupées» dans le Nord-Kivu, une province de l’Est de la RDC.
Les chefs d’Etat de la Communauté ont affiché leur adhésion «à la feuille de route de Luanda», défini lors d’un récent sommet tripartite Angola-RDC-Rwanda, qui prévoit «la cessation des hostilités par le groupe rebelle M23 et son retrait immédiat des positions occupées» sur le territoire congolais. Seulement le M23 a déjà indiqué ne pas être concerné par ces résolutions.
Le mouvement combat l’armée congolaise à l’Est du pays et s’est emparé, depuis environ deux mois, de la ville de Bunagana.
Alors que le Rwanda est accusé par la RDC de soutenir ce mouvement – situation qui a brouillé les relations entre Kinshasa et Kigali – le chef d’Etat congolais, Félix Tshisekedi, a appelé, dans son discours d’ouverture du sommet, au retour des relations normales.
Il a dit déploré personnellement «la montée de la tension» entre son pays et le Rwanda, et souhaiter voir revenir la situation «à la normale avec la bonne volonté et la détermination de tous».
Le sommet s’est aussi exprimé sur les situations qui prévalent dans certains pays de l’organisation. La CEEAC, créée en 1983, comprend onze Etats membres, notamment l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Congo Démocratique, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Rwanda, Sao Tome & Principe et le Tchad. La RDC assure la présidence tournante depuis janvier dernier.
By OMA Newsletter N° 793 du 26/07/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation du développement de l’Afrique, et L’intégration interafricaine







