Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a laissé entendre, ce vendredi, que la 3e phase du remplissage du réservoir du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), construit sur le Nil-Bleu, s’est achevée.
«Aujourd’hui, à cet endroit, c’est avec une grande joie que j’annonce que le troisième tour de remplissage est terminé. Par rapport à l’année dernière, où le niveau d’eau était à 575m, nous avons atteint 600m, soit 25m de plus que le remplissage précédent », a-t-il indiqué dans un discours télévisé depuis le site du GERD.
Addis-Abeba poursuit son projet, en dépit des plaintes du Soudan et de l’Egypte, pays en aval du Nil, qui craignent que le GERD n’impacte leur approvisionnement en eau.
Abiy a toutefois tenté de rassurer en affirmant que l’objectif du GERD, présenté comme le plus grand d’Afrique, est de «développer notre économie en produisant de l’électricité et non pas de «nuire» aux pays situés en aval.
Par ailleurs, le Premier ministre a souligné que «le Nil est un cadeau que Dieu nous a offert pour que les Ethiopiens l’utilisent», et «ceux qui n’assument pas les responsabilités qui leur ont été confiées sont critiquables».
Et d’insister, «le Nil a été donné gratuitement à trois pays: l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte et ces trois pays ont bénéficié de l’opportunité d’utiliser gratuitement cette eau (…) Si un quelconque pays pense qu’elle ne devrait pas être utilisée, il contrevient aux lois de la Nature».
«Nous espérons aussi que, tout comme l’Ethiopie, les autres bénéficiaires du Nil, le Soudan et l’Egypte, utiliseront le fleuve, chacun à leur manière (…) nous avons tenu notre parole que le projet ne causerait de tort à personne», a-t-il poursuivi.
L’Ethiopie a annoncé également le démarrage de la deuxième des 13 turbines que comptera son mégabarrage.
By OMA Newsletter N° 819 du 12/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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