La guerre entre les rebelles du Tigré, région au nord de l’Ethiopie, et les forces gouvernementales éthiopiennes ont repris le 24 août dernier, après cinq mois de trêve. Les forces éthiopiennes, soutenues par des troupes érythréennes, auraient pris certaines villes dans le Tigré (Shire au nord et Alamata ainsi que Korem au sud).
Comme à l’accoutumée, les acteurs de la communauté internationale ont condamné unanimement les violences et appelé à l’arrêt des hostilités.
Mercredi 19 octobre, Human Rights Watch (HRW) a appelé, dans un communiqué, à des sanctions ciblées et un embargo sur les armes devant «la souffrance des civils en Ethiopie» qui «doit cesser d’être tolérée par opportunisme politique».
L’ONG de défense des droits de l’homme a invité les Etats-Unis, l’Union européenne et l’ONU à prendre les mesures «appropriées, dont des sanctions ciblées et un embargo sur les armes», estimant que leurs déclarations «ont peu découragé les exactions, et les belligérants n’ont subi que peu de conséquences ».
HRW appelle à considérer autrement la situation d’autant que «les informations sortant au compte-gouttes d’une région largement coupée du monde depuis plus d’un an sont terrifiantes. Les attaques ont fait un nombre incalculable de victimes civiles, dont des membres du personnel humanitaire», sans compter des centaines de milliers d’habitants déplacés et au «au bord de la famine». L’ONG pointe du doigt aussi les forces éthiopiennes que les rebelles tigréens.
Le 24 octobre prochain se tiendront en Afrique du Sud des discussions de paix sous les auspices de l’Union africaine sur le conflit au Tigré. Selon la Commission de l’UA, ces pourparlers «viseront à jeter les bases d’une médiation structurée et durable» entre les différentes parties en vue d’une «résolution durable du conflit». Le gouvernement éthiopien a déjà confirmé qu’il répondra présent à ce rendez-vous de taille.
By OMA Newsletter N° 906 du 21/10/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation du développement de l’Afrique, et L’intégration interafricaine







