Les réactions se multiplient suite la décision prise par Moscou de suspendre sa participation à l’Initiative céréalière de la mer Noire qui a pourtant bénéficié au monde entier.
Aux Nations unies, un haut responsable s’est exprimé sur la question lundi, devant le Conseil de sécurité, partageant ses inquiétudes, selon une publication diffusée sur le site de l’ONU.
Le chef de l’humanitaire de l’ONU, Martin Griffiths a rappelé que «38 pays ont acheté quelque 9 millions de tonnes de grains d’Ukraine grâce à l’Initiative céréalière de la mer Noire».
Alors que les prix des denrées alimentaires et des carburants avaient grimpé depuis le début de la crise russo-ukrainienne, la reprise des exportations des céréales par l’Ukraine, facilitée par cette Initiative, a eu un impact humanitaire crucial, selon Griffiths qui évoque «la réduction des prix et une accalmie dans la volatilité des marchés».
L’Initiative céréalière de la mer Noire, permettant la reprise des exportations de céréales bloquées dans des ports ukrainiens en raison du conflit avec la Russie, a été conclue en juillet dernier entre Moscou et Kiev sous les auspices de l’ONU et de la Turquie.
Le 29 octobre dernier, Moscou a résolu de suspendre cet accord, mettant en avant une attaque de drones attribuée à des Ukrainiens et qui a visé ses navires dans la cité de Crimée annexée.
Pour le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, l’utilisation d’une quelconque manière de l’Initiative céréalière pour gagner un avantage opérationnel militaire, constituerait un grave abus de l’accord. Il a confirmé que l’ONU est prête, avec les pays parties à l’accord, à mener une enquête sur tous les éléments de preuve disponibles si on lui en fait la demande, à l’aide des procédures prévues pour ce genre d’incidents par le Centre conjoint de coordination de l’Initiative céréalière.
Pour sa part, Rebeca Grynspan, Secrétaire générale de l’agence des Nations Unies sur le commerce et le développement, la CNUCED, a rappelé devant le Conseil de sécurité l’extrême importance de la Russie et de l’Ukraine pour les approvisionnements alimentaires mondiaux, qui représentent 30% des exportations de blé et d’orge, un cinquième du maïs et la moitié de l’huile de tournesol, et pour la seule Russie, 15% des exportations mondiales de fertilisants.
Les inquiétudes face à une deuxième montée importante des prix sont palpables au sein de l’ONU.
By OMA Newsletter N° 920 du 01/11/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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