Les Etats-Unis ont décidé de retrancher le Burkina Faso de la liste des pays subsahariens bénéficiant de l’accord AGOA (Loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique ou African Growth Opportunities Act), pour n’avoir pas fait preuve de progrès vers un retour à la démocratie.
«J’ai pris cette décision car j’ai déterminé que le gouvernement du Burkina Faso n’a pas fait des progrès continus en vue d’établir le respect de l’Etat de droit et du pluralisme politique», a fait part le dirigeant américain, Joe Biden, dans une correspondance adressée au Congrès américain.
Les autorités américaines n’hésitent pas d’exclure tout pays qui viole les principes de l’AGOA concernant les droits de l’Homme, la bonne gouvernance et la protection des travailleurs.
Cet accord avait été mis en place en 2000 sous l’administration Clinton pour faciliter et réguler les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique. Non seulement il facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique, mais aussi accorde des réductions de taxes à l’importation vers l’Afrique.
Le Burkina Faso a connu deux coups d’Etat en moins d’une année, en janvier et en septembre 2022. Son exclusion prendra effet à partir du 1er janvier 2023.
En janvier passé, Washington avait exclu l’Ethiopie, le Mali et la Guinée Conakry «en raison d’actions prises par chacun de leurs gouvernements en violation des statuts» de l’accord. Le Burkina est donc le quatrième pays à être retiré.
By OMA Newsletter N° 923 du 03/11/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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