La Côte d’Ivoire et le Ghana, deux plus grands producteurs mondiaux de cacao, ont fixé la date du 20 novembre comme l’échéance donnée aux multinationales du cacao pour s’aligner sur le montant des primes destinées aux planteurs, affirme un communiqué du Conseil Café Cacao ivoirien publié jeudi.
Ce Conseil et le Ghana Cocoa Board (COCOBOD) ont prévenu que, passé ce délai, ils «feront des recommandations à leurs gouvernements respectifs pour prendre des mesures allant jusqu’à la suspension de tous les programmes de durabilité et à l’interdiction d’accès aux plantations pour effectuer des prévisions des récoltes», des aspects qui font en effet partie des exigences européennes d’un cacao durable.
Le bras de fer se poursuit entre ces deux producteurs de cacao, qui représentent plus de 60% de la production mondiale, et l’industrie du cacao. Depuis plusieurs années, les deux géants réclament une plus juste rémunération des planteurs. Ils tiennent à ce que les multinationales acheteuses payent, en plus du cours du cacao, la totalité du « différentiel de revenu décent » qui est une prime instauré en 2021 et s’élevant à 400 dollars par tonne.
«Le partenariat que nous devons forger ensemble est celui du respect mutuel de nos engagements pour assurer la durabilité de la filière et sortir de la pauvreté les millions de petits producteurs de nos pays», défend le communiqué du Conseil ivoirien.
Les planteurs ne perçoivent que 6% des 100 milliards de dollars que génère par an le marché mondial du cacao et du chocolat. Dans les deux pays ouest-africains, de nombreux planteurs vivent sous le seuil de pauvreté.
Rappelons que le 26 octobre dernier, Abidjan et Accra avaient boycotté la rencontre des acteurs du secteur du cacao organisée à Bruxelles par la fondation mondiale du cacao, pour manifester leur mécontentement.
By OMA Newsletter N° 935 du 11/11/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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