Les autorités camerounaises ont fait savoir, lundi 23 janvier, n’avoir mandaté «aucun médiateur externe» pour la résolution de la crise qui sévit dans les deux régions anglophones séparatistes du Nord-Ouest et Sud-Ouest.
«Le Cameroun n’a confié à aucun pays étranger ou organisation extérieure un rôle de médiateur ou de facilitateur pour régler la crise», affirme un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Emmanuel René Sadi.
Cette précision a été apportée dans la suite d’une déclaration émanant, le week-end dernier, de la diplomatie canadienne qui serait en train de jouer un rôle de facilitateur dans ce conflit qui oppose Yaoundé et les indépendantistes anglophones depuis 2016 qui a déjà fait des milliers de morts.
«Le Canada joue un rôle de facilitateur pour une résolution globale, pacifique et politique du conflit», selon les propos de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, qui souligne également que «des rencontres ont déjà eu lieu à Montebello et à Mont-Tremblant au Québec, ainsi qu’à Toronto dans l’Ontario».
La diplomatie canadienne assure que ces rencontres auraient «permis aux différentes parties de négocier et d’établir une feuille de route vers un potentiel accord de paix».
Certaines sources laissent entendre que le Canada a réagi après le communiqué du gouvernement camerounais et aurait insisté sur le fait que son «précédent communiqué tient toujours».
By OMA Newsletter N° 1022 du 25/01/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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