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Sénégal : Le PDS rejette tout cadre de lutte commune avec l’ex-PM Aminata Touré

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Un parti d’opposition au Sénégal, le Parti démocratique sénégalais (PDS), refuse de s’allier avec l’ex-Première ministre Aminata Touré dans le cadre de la mise en place d’une plateforme de l’opposition

La formation politique estime que Touré a été, pendant onze années de la gouvernance de BÉNNO BOKK YAKAAR, la coalition présidentielle, «l’un des principaux responsables du recul de l’état de droit, de la démocratie et de la pauvreté qui frappe aujourd’hui les Sénégalais».

«Il est inacceptable que Aminata Touré, alors ministre de la justice, qui en 2012 n’ayant pas confiance aux juges sénégalais de la CREI a mis en place une officine composée de juges étrangers à la retraite, notamment français qu’elle recevait régulièrement dans ses bureaux afin de mieux s’acharner et de violer les droits du candidat du PDS, veuille aujourd’hui se dédouaner et s’acheter une virginité politique au point de vouloir partager le même cadre de lutte que l’opposition légitime», martèle la formation politique.

Le PDS alerte également sur le fait que, Aminata Touré faisant l’objet de graves accusations dans un rapport de l’inspection Générale d’Etat (IGE) pour des faits de détournement de deniers publics et de corruption, veuille faire de l’opposition légitime un refuge et un bouclier pour se protéger. Au vu de la gravité des faits révélés par l’IGE qui incriminent Madame Touré, le PDS exige la déclassification immédiate et la publication sans délais du rapport de l’IGE.

Pus que cela, le parti fondé par l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade appelle l’opposition, la société civile dans sa globalité, le forum civil, et plus particulièrement son coordonnateur Monsieur Birahim Seck, lui-même membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que toutes les organisations nationales et internationales de lutte contre la corruption, les forces vives de ce pays, d’exiger que la lumière soit faite sur ces graves accusations de détournement du budget du CESE et du fonds Covid-19.

La formation dit réclamer, depuis plusieurs années, «la mise en place d’un cadre unitaire de l’opposition afin d’exiger la nomination d’une personnalité indépendante pour organiser l’élection présidentielle de 2024 ainsi qu’un audit indépendant du fichier et du processus électoral avec l’appui de l’Union Africaine et des partenaires comme l’Union Européenne et les Etats Unis».

Cette plate-forme de l’opposition devrait regrouper toutes les forces vives pour la défense de la nation. Cependant, précise le PDS, «pour des raisons éthiques, le parti ne saurait partager une quelconque plateforme de combats démocratiques avec Aminata Touré dont la place n’est pas sur les bancs de l’opposition mais sur les bancs des tribunaux pour répondre des graves accusations de détournements de deniers publics et des milliards qu’elle a volés au peuple sénégalais».

Réagissant à cette sortie médiatique, à travers un communiqué publié le même jour, Aminata Touré affirme qu’elle «ne compte pas entretenir de querelles personnelles publiques à ce moment crucial de la vie et de l’avenir de notre pays».

«Je voudrais seulement dire que le Sénégal est à un tournant important de son histoire avec la tentative du Président Macky Sall de se présenter pour un troisième mandat juridiquement et moralement inacceptable. Toutes les forces démocratiques de ce pays doivent se mobiliser dans un large rassemblement pour que le Sénégal ne connaisse ni de recul démocratique encore moins d’instabilité dans notre contexte sous-régional déjà fragile», indique-t-elle.

L’ex-ministre de la Justice affirme que «la direction du PDS est dans des négociations avancées avec le Président Macky Sall et tout le monde le sait. C’est leur deal en parachèvement avec le Président Macky qui les empêche de pouvoir prendre part à la construction du large front de l’opposition et des forces vives de la Nation en gestation pour empêcher une troisième candidature du Président Macky Sall».

Il est impossible au PDS, insiste-t-elle, «de s’attaquer au Président Macky Sall puisqu’il est en collaboration secrète avec ce dernier tout en se déclarant dans l’opposition».

Et de poursuivre, «depuis l’installation de l’Assemblée Nationale, le PDS s’est systématiquement démarqué de toutes les initiatives de l’opposition et s’est aligné sur la décision du Président Macky Sall de me retirer illégalement mon mandat de député».

L’ancienne Première ministre soutient qu’en définitive, «le PDS, étant dans un deal avec le Président Macky Sall, ne peut pas se prononcer sur le débat national du 3ème mandat qui intéresse les Sénégalais préférant se cacher derrière des débats personnels».

Elle interpelle sur le fait qu’«il ne s’agit pas de nos personnes respectives mais de notre Démocratie bâtie à la sueur et au sang de plusieurs générations. Au lieu des attaques personnelles, je les invite à se prononcer sans ambages sur l’impossibilité du Président Macky de briguer un troisième mandat».

By OMA Newsletter N° 1075 du 06/03/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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