La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le plus grand mouvement rebelle en République centrafricaine (RCA), a fait part, mardi 4 avril dans un communiqué, de la «la libération unilatérale et volontaire de vingt militaires des forces Armées Centrafricaines (FACA)» pris en otage le 14 février dernier lors des «combats violents» à Sikikede et Ndah, dans le nord du pays.
Ce mouvement dit avoir entamé des négociations avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et la Mission de l’ONU en RCA (MINUSCA) pour la libération de ces militaires, mais le régime du président Faustin-Archange Touadéra avait refusé toute négociation préférant, selon lui, faire usage du langage des armes.
La CPC dénonce l’attitude du gouvernement de vouloir voir les militaires morts plutôt que vivants, motivée par la volonté d’accuser, par la suite, la CPC de crimes et de discréditer son combat. Elle déplore le manque d’intérêt et de soutien des autorités envers les militaires FACA envoyés sur le champ de bataille sans moyens matériels adéquats.
Les rebelles insistent avoir libéré les militaires sur la base de leur décision propre, déplorant le refus du Président Touadéra d’assumer sa fonction de chef militaire en s’impliquant personnellement dans la libération de ces otages. Les militaires ont été remis en présence du CICR et de la MINUSMA.
Par ailleurs, la rébellion a invité les militaires en activité à ne pas continuer à combattre aux côtés des mercenaires russes, mais à la rejoindre dans son combat en vue de chasser les ennemis de la paix du pays.
By OMA Newsletter N° 1119 du 05/04/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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