L’opposant sénégalais Ousmane Sonko a écopé de six mois de prison avec sursis, en appel, pour diffamation et injure publique, dans l’affaire qui l’oppose à un membre du gouvernement notamment le ministre du Tourisme. Il devra également payer 200 millions francs CFA (300 000 euros) pour dommages et intérêts.
Le maire de Ziguinchor n’était pas présent lors du verdict. Il a décidé de boycotter la séance en prévoyant, à la même heure, une session du conseil municipal de sa ville. Ses avocats ont également brillé par leur absence.
Ce jugement, s’il est maintenu, risque de faire radier l’opposant des listes électorales, alors qu’il avait déjà annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle de février 2024. Il a six jours pour se pourvoir en cassation.
Sans surprise, la condamnation de Sonko a suscité des critiques au sein de l’opposition. Plusieurs leaders voient en ce jugement un moyen, pour le pouvoir, d’écarter l’opposant de son ambition de se lancer dans la course à la magistrature suprême. Le cas de Déthié Fall, un des leaders de la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi, qui a évoqué des «tentatives du président Macky Sall d’écarter, encore, un candidat à la présidentielle».
Sonko est encore attendu le 16 mai devant la justice, cette fois dans l’affaire concernant les «viols présumés» d’une employée d’un salon de beauté où il allait se faire masser.
By OMA Newsletter N° 1164 du 09/05/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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