En Afrique du Sud, la présidente de l’Assemblée nationale, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, qui fait l’objet de soupçons de corruption, a démissionné ce mercredi, tout en précisant que cette décision «n’est en aucun cas un aveu de culpabilité».
«J’ai pris cette décision consciente afin de consacrer mon temps et mon attention à l’enquête récemment annoncée contre moi par les organismes d’application de la loi de notre pays», a-t-elle déclaré, ajoutant que «ma démission n’est en aucun cas une indication ou un aveu de culpabilité concernant les allégations portées contre moi».
Cette cadre du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), est accusée d’avoir accepté plus de 100 000 euros de pots-de-vin entre 2016 et 2019, alors qu’elle était ministre de la Défense. Etant donné que la menace d’être arrêtée est présente, sa démission devrait lui permettre de se préparer pour sa défense.
En effet, la justice n’a pas consenti à l’initiative de Mapisa-Nqakula d’empêcher une interpellation ; ouvrant ainsi la voie à sa possible arrestation.
La démarche de la patronne de l’Assemblée nationale de démissionner devrait être accueillie favorablement par l’opposition qui tient à son départ depuis que cette affaire de corruption a éclaté.
L’ANC ne fait qu’encaisser les coups avec les différentes allégations de corruption touchant certains de ses dirigeants. Alors que les prochaines élections législatives sont programmées pour le 29 mai, les sondages montreraient que l’ANC est en ballottage défavorable.







