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Le nombre de cas de Mpox augmente chez les enfants d’Afrique de l’Est et australe (UNICEF)

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Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé, jeudi, qu’en Afrique de l’Est et en Afrique australe, les enfants et les communautés vulnérables sont les premières victimes de l’épidémie de Mpox en pleine expansion, précisant que plus de 200 cas confirmés ont été détectés dans cinq pays (Burundi, Rwanda, Ouganda, Kenya, Afrique du Sud).

La nouvelle variante du virus Mpox (clade Ib) a été identifiée dans l’ensemble des pays touchés, à l’exception de l’Afrique du Sud ; une découverte qui suscite l’inquiétude en raison de son potentiel de transmission à plus grande échelle dans les différents groupes d’âge, en particulier chez les jeunes enfants, d’après la même source.

La directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, Etleva Kadilli, a fait savoir que « la nouvelle souche de Mpox constitue une grave menace pour les enfants et les familles vulnérables. »

Selon ses propos, « outre les interventions immédiates pour sauver des vies, les efforts de communication sur les risques et la collaboration transfrontalière, les investissements dans le renforcement global des systèmes de santé, la continuité des services essentiels et la concentration ciblée sur les programmes qui soutiennent le bien-être général des enfants doivent être prioritaires. »

L’UNICEF prévient qu’au-delà des effets directs de la maladie, les inquiétudes demeurent quant à l’impact secondaire des épidémies de Mpox sur les enfants et les adolescents, notamment la stigmatisation, la discrimination et l’interruption de la scolarité et de l’apprentissage.

Le risque est, selon l’agence onusienne, d’autant plus élevé pour les femmes et les jeunes filles en raison des discriminations et violences basées sur le genre (y compris les abus et l’exploitation sexuels), car la charge qui leur incombe consiste à s’occuper des membres malades de leur famille et à subvenir à leurs besoins fondamentaux pour survivre.

Pour l’UNICEF, tirant parti de l’expérience acquise lors des ripostes aux épidémies de VIH, de COVID-19 et d’Ebola, un effort collectif s’impose pour donner la priorité aux plans de soutien aux victimes, à la lutte contre la stigmatisation et à la facilitation de la continuité des services sociaux de base, en particulier l’apprentissage et la réintégration des enfants à l’école et dans la communauté.

Le Kenya, le Burundi et l’Ouganda sont aussi confrontés, outre les problèmes immédiats posés par Mpox, à de multiples situations d’urgence, dont la sécheresse et les inondations.

« Dans la lutte contre l’épidémie de Mpox, donner la priorité aux besoins des enfants n’est pas seulement nécessaire, c’est urgent. Leur vulnérabilité accrue exige que nous consacrions toute notre attention et nos ressources à assurer leur protection et leur bien-être dans cette phase critique de riposte », a ajouté Etleva Kadilli.

Dans toute la région, l’UNICEF dit intervenir, en réponse à l’épidémie de Mpox, aux côtés de l’OMS et du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, dans le cadre des plans d’intervention des gouvernements avec les partenaires locaux.

Elle lance actuellement un appel de fonds urgent de 16,5 millions de dollars pour intensifier la riposte et la prévention dans l’ensemble de la région. Les besoins de financement seront révisés régulièrement en raison de l’évolution rapide de la situation.

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