La Cour constitutionnelle en Ouganda a rejeté, mercredi, un recours plaidant pour l’abandon de la loi contre l’homosexualité qui a été promulguée en mai 2023.
«Après avoir statué (…) nous refusons d’annuler la loi anti-homosexualité dans son intégralité et n’accorderons pas non plus une injonction permanente contre son exécution», a déclaré un des juges de la juridiction, Richard Buteera.
Les plaignants, notamment des militants des droits humains, des professeurs de droit et deux députés du parti majoritaire, ne sont pas les seuls à afficher leur «déception» à travers leur avocat. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit consterné par la démarche de la Cour.
Dans un communiqué publié le même jour, le chef des droits de l’homme de l’ONU souligne que près de 600 personnes auraient été victimes de violations des droits humains et d’abus fondés sur leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, réelle ou présumée, depuis la promulgation de la loi contre l’homosexualité en mai de l’année dernière.
Pour éviter que ce chiffre ne prenne davantage de l’ampleur, Türk préconise carrément l’abrogation, dans son intégralité, de cette loi «discriminatoire».
Il a appelé les autorités ougandaises à interdire toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle et l’identité des genres, et à défendre plutôt «les droits et la dignité de tous, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre».
Pour lui, «la criminalisation et l’application de la peine de mort aux relations homosexuelles consensuelles sont contraires aux obligations de l’Ouganda en vertu des traités internationaux relatifs aux droits humains».







