Mobilisation des financements pour la mise en œuvre de la
Vision Burundi 2040-2060
Un nouveau chapitre pour le développement avec appel aux Financements privés
Le Burundi abritera, du 05 au 06 décembre 2024, sous les auspices du président Evariste Ndayishimiye, une Table ronde pour la mobilisation des financements en vue de la mise en œuvre de son ambitieuse vision qui se résume en :
« Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ».
Pays enclavé de l’Afrique de l’Est, le Burundi, a une superficie de 27 834 km2 dont 2180 d’eau, et compte 13,24 millions (2023) dont 50,3 % de femmes. 41,5 % de jeunes sont âgés de moins de 15 ans, selon les dernières données de la Banque mondiale.

Un pays aux nombreuses ressources avec une économie en croissance
Le pays dispose de nombreuses ressources naturelles parmi lesquelles figurent le cuivre, l’uranium, le nickel, l’étain, la platine, ou encore le cobalt. Dénombré parmi les économies à faible revenu, le Burundi a enregistré une croissance économique de 2,7 % en 2023, contre 1,8 % en 2022.
La Vision « Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 » constitue un véritable document de politique nationale qui trace le chemin pour favoriser l’amélioration de la qualité de vie des Burundais d’ici 2040 et pour permettre au pays d’accéder au statut de nation développée d’ici à l’horizon 2060.
L’ambition du chef de l’Etat, le président Evariste Ndayishimiye, à travers cette importante feuille de route, est « de faire du Burundi une nation prospère grâce à une augmentation soutenue de la production des biens et services, et des changements structurels conduisant à l’amélioration de l’espérance de vie, à la satisfaction des besoins fondamentaux, ainsi qu’à la réduction des inégalités, du chômage et de la pauvreté dans toutes ses dimensions ».
Pour y parvenir, le Burundi n’entend pas relever le défi en solitaire en se contentant de ses propres ressources ; bien au contraire, il s’ouvre sur son environnement régional et international. La Table ronde prochaine consiste ainsi à ouvrir les portes du pays aux potentiels investisseurs privés et partenaires au développement, des quatre coins du monde, désireux de l’accompagner dans son rêve vers l’émergence, et ce à travers des partenariats gagnants-gagnants.
Vision Burundi 2040-2060, avec une connotation audacieuse
La Vision Burundi 2024-2060, conçue et adoptée par le Gouvernement, découle des conclusions de deux événements majeurs, notamment le Forum National sur le Développement organisé novembre 2021 et une mini-table ronde tenue en décembre de la même année, ayant réuni des autorités avec, entre autres, des acteurs du secteur privé, des organisations de la société civile et des ONG.

Cette vision traduit la volonté et la décision du président Evariste Ndayishimiye de répondre aux aspirations légitimes de la population, et reflète la volonté et l’engagement du Gouvernement à bâtir un développement sur le long terme.
L’énoncé de la Vision est présenté comme suit : « A l’horizon 2040, le Burundi sera un pays paisible, où chacun vit dans des conditions décentes, où personne ne meurt d’une cause évitable, avec une économie compétitive tirée par les secteurs agro-alimentaire et industriel à haute valeur ajoutée et par une exploitation minière au bénéfice de la société ; le tout, dans un environnement naturel préservé et avec la prise en compte du genre et de l’équité ».
La Vision repose sur cinq principaux piliers : Engagement de l’Etat, Efficacité économique, Equité sociale, Ecologie et patrimoines durables, et Partenariats fructueux. Le déploiement de ces piliers passe par la réalisation de 22 objectifs stratégiques couvrant nombreux domaines.
« La mise en œuvre de la Vision consiste à mettre en œuvre les priorités de l’Agenda 2030 des Nations unies, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, de la vision 2050 de la Communauté d’Afrique de l’Est, de la Stratégie Nationale de Transformation du Burundi (PND révisé), des stratégies sectorielles et des plans communaux de développement communautaire (PCDC) ».
Sur le plan pratique, le Gouvernement a actualisé le Plan National de Développement 2018-2027 en vue de l’aligner aux orientations de la Vision et d’en faire une véritable Stratégie Nationale de Transformation qui puisse servir de première phase programmatique de mise en œuvre de la Vision, à travers le Programme d’Actions Prioritaires 2023-2027 (PAP). Le montant global du PND révisé est de 29,9 milliards USD.
Table ronde 5 & 6 décembre 2024
Pour la mobilisation des financements en vue de la mise en œuvre de la Vision Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060
Les 5 et 6 décembre 2024 , des autorités burundaises, des acteurs du secteur privé et des partenaires au développement seront réunis au Palais des Congrès de Kigobe pour une Table ronde au cours de laquelle le Gouvernement s’attèlera à partager sa Vision en matière de développement socio-économique du Burundi, ainsi que les réformes envisagées et en cours, afin de mobiliser toutes les parties prenantes et les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de cette Vision.

Les autorités burundaises visent, pour cette rencontre, l’ensemble des sources potentielles de financements publics et privés (partenaires bilatéraux et multilatéraux, investisseurs privés, fonds souverains, fondations et autres). Un millier de personnes devrait prendre part à la rencontre.
La Table ronde comprendra deux segments :
- Le premier segment sera dédié aux partenaires bilatéraux et multilatéraux et aura pour but de leur présenter la Vision 40/60 et le PND, les grands défis à relever, le déficit de financement ainsi que le cadre partenarial de mise en œuvre et de suivi-évaluation.
- Quant au deuxième segment, il est destiné au secteur privé et présentera les réformes en cours et envisagées pour l’amélioration du climat des affaires, ainsi que les opportunités d’investissement privé au Burundi, sachant que l’objectif est de recueillir les annonces de financement des projets prioritaires.
Devant les différents participants à la rencontre, des membres du gouvernement, dont ceux en charge des Finances, des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement, du Commerce, du Transport, de l’Industrie ou encore du Tourisme, ainsi que des responsables des structures locales (Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi, Agence de Développement du Burundi…) se lanceront dans une véritable opération de charme pour convaincre les investisseurs.
Des opportunités d’investissements diversifiés dans différents secteurs d’activité
La Table ronde sera une occasion pour le Gouvernement de présenter une variété d’opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs prioritaires, allant du secteur de l’agri-élevage à celui de la santé, en passant par les secteurs de la technologie, de l’éducation, du tourisme, de l’énergie, de l’industrie, et des mines ; accompagnée de mesures d’incitation fiscales et douanières.
Aux potentiels investisseurs intéressés par l’agriculture, par exemple, les autorités informent que le Burundi jouit d’un climat très favorable ; il bénéficie de près de 8 à 9 mois de pluies et abrite plusieurs cours d’eau favorables à l’irrigation ; favorisant les activités relatives à l’Agriculture, l’élevage et la pêche.

Les opportunités d’investissement dans la pêche concernent la mise en place des équipements de pêche industrielle dans les eaux profondes pour augmenter la production des poissons au niveau du Lac Tanganyika ; les chaînes du froid pour faciliter la conservation, le transport, l’approvisionnement tant à l’intérieur du pays qu’à l’exportation ; ou encore l’aquaculture pour augmenter la production des poissons et d’autres espèces halieutiques.
Concernant le secteur industriel, le gouvernement brandit le besoin d’industries de transformation des produits agro-alimentaires, d’industries de production des verres et produits assimilés, d’industries textiles et de fabrication des produits dérivés du cuir, d’industries de production des huiles essentielles, et d’industries pharmaceutiques.
Au chapitre des mines, quoi que possédant des ressources minières variées (coltan, or, nickel, phosphates, carbonates, vanadium, calcaire, tourbe), le Burundi assiste à une faible production en raison des techniques utilisées qui restent encore artisanales.
Les opportunités d’exploitation minière se situent tant au niveau de l’industrie minière avec usage des équipements modernes, (exploitation du Nickel par exemple) qu’au niveau du secteur des hydrocarbures dans le Lac Tanganyika.

Pour conclure, il est prévu que la Table ronde se clôture par l’annonce des engagements financiers pris par les investisseurs, annonces qui devraient se convertir en actions concrètes pour avoir un impact réel sur ce vaste programme du Burundi.
Le Gouvernement du Burundi ne veut ménager aucun effort pour parvenir à son ambition de porter le pays vers l’émergence. Toutefois, reconnaissant que le succès de l’initiative requiert son appropriation par tous, les autorités comptent sur l’implication et l’engagement de tous les citoyens, les organisations de la société civile et non gouvernementales, ainsi que ceux du secteur privé.
Au niveau international, le Burundi peut s’ériger en une véritable destination d’investissements, compte tenu de certains de ses atouts (sous-sol riche et autres) et tant qu’il continuera à démontrer sa volonté de s’engager sur la voie des réformes.
#Vision Burundi20402060 #TableRonde #FinancementPourLeDeveloppement #PartenariatPublicPrivé #ObjectifsDeDéveloppementDurable #ODD
Source et pour plus d’informations : https://vision-burundi.gov.bi/







