Les autorités de Lomé ont salué, ce vendredi, les performances enregistrées par le Togo l’ayant permis de se hisser à la deuxième position africaine pour les droits économiques des femmes, dans le rapport annuel de la Banque mondiale publié le 24 février dernier.
Avec un score global de 79,33 sur 100, le Togo figure parmi les pays les plus avancés du continent en matière de droits économiques des femmes, à s’en tenir à la conclusion du rapport Women, Business and the Law, que la Banque mondiale publie chaque année et qui évalue 190 économies à travers le monde, indique un communiqué publié sur le site de la présidence.
La même source fait savoir qu’au-delà de la deuxième place continentale, le pays s’impose aussi comme le premier de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et de l’Afrique francophone, devançant des économies bien plus importantes par la taille et le poids démographique.
Pour la première fois, le rapport ne se contente plus d’analyser les textes de loi, mais aussi leur application concrète et les structures institutionnelles qui les accompagnent.
Selon le communiqué, le Togo a obtenu la note maximale de 100 sur 100 dans quatre domaines, notamment la rémunération, le mariage, les actifs et la pension. « Concrètement, cela signifie que la loi togolaise ne fait aucune distinction entre un homme et une femme sur ces questions. À travail égal, salaire égal. Mêmes droits devant le mariage, à la possession de biens et à la retraite », se félicite Lomé.
Le Togo se distingue également par des dispositions permettant aux salariés de demander des aménagements du temps de travail, une mesure encore rare en Afrique subsaharienne, poursuit le texte, ajoutant que des réformes engagées ces dernières années dans le domaine de l’emploi et de la garde d’enfants, un frein historique à l’activité professionnelle des femmes, ont aussi contribué à améliorer le score du pays.
Sur la question de la mobilité – la liberté pour une femme de se déplacer, d’obtenir un passeport ou de choisir son lieu de résidence sans l’autorisation de son mari -, le Togo a obtenu 75 sur 100 en droit. Mais c’est surtout l’effectivité de ce droit qui retient l’attention, dans la mesure où elle est évaluée à 68,75 sur 100, ce qui traduit une réalité vécue plutôt positive, précise-t-on.
Lomé reconnaît toutefois que le tableau n’est pas sans zones d’ombre. Les cadres de soutien institutionnel n’ont obtenu que 31,95 sur 100, ce qui révèle des mécanismes d’accompagnement encore à renforcer, explique le communiqué. Les perceptions d’application des droits dans la pratique atteignent 64,54 sur 100, une note qui signale que l’écart entre le texte et la réalité reste un chantier ouvert.
La Cellule Climat des Affaires du Togo reconnaît que ces résultats « mettent en évidence la nécessité de poursuivre les efforts visant à renforcer les mécanismes institutionnels d’accompagnement ». Le gouvernement, de son côté, affirme vouloir « consolider les acquis » et promet une meilleure participation des femmes au développement économique national, conclut le communiqué.
By OMA Newsletter N° 2251 du 27/02/2026
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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