Les Nations unies ont condamné fermement, mercredi 20 avril, deux attaques perpétrées par des individus armés, ayant ciblé, les 7 et 9 avril dernier, des organisations humanitaires en République centrafricaine (RCA), dans un communiqué publié sur le site Internet de l’ONU.
Ces attaques ont fait six blessés, cinq parmi les travailleurs humanitaires et un agent d’un district sanitaire, qui étaient en mission dans le sud du pays.
Ces actes ont souvent pour conséquence la suspension des activités humanitaires. C’est le cas pour Action contre la faim qui a annoncé, fin de semaine dernière, la suspension d’une partie de ses activités dans la préfecture de la Basse-Kotto (sud), suite à l’attaque d’un véhicule de l’ONG dans laquelle cinq personnes ont été blessées.
Ces activités concernent les cliniques mobiles qui ne pourront plus offrir leurs services sur le territoire concerné, ainsi que le projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable qui était au profit de 11.000 personnes (dont de nombreux enfants et femmes enceintes) dans les zones reculées de la préfecture de la Basse-Kotto.
« Chaque fois que les humanitaires sont pris pour cible, la vie de milliers de personnes vulnérables est en danger », a déploré la Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Denise Brown, qui a rappelé que « les humanitaires qui s’efforcent d’aider la population dans des conditions extrêmement difficiles ne doivent pas être attaqués ».
Selon l’ONU, entre le 1er janvier et le 15 avril courant, 43 incidents affectant des organisations humanitaires ont été enregistrés, et 11 travailleurs humanitaires blessés. En 2021, au moins un incident par jour contre des travailleurs humanitaires avait été enregistré dans ce pays, dont la moitié concerne des vols, des braquages et des intrusions.
L’organisation mondiale rappelle que les acteurs humanitaires sont venus en aide en 2021 à 1,8 million de personnes en situation d’urgence, en dépit d’un un environnement opérationnel difficile et dangereux.
Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique vit au rythme des guerres civiles et des coups d’Etats. L’insécurité dans le pays est davantage favorisée par la présence de groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire national. L’ONU considère la RCA comme l’un des pays les plus difficiles au monde pour les travailleurs humanitaires.
« Les civils demeurent les premières victimes du conflit en Centrafrique et l’aide humanitaire est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes. Les humanitaires qui leur viennent en aide en toute neutralité et impartialité doivent bénéficier d’un libre accès en toute sécurité », a plaidé et insisté la Coordonnatrice humanitaire.
By OMA Newsletter N° 679 du 21/04/2022
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