Le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné mardi l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré et neuf autres accusés à payer une somme de 807,5 millions de francs CFA (1,2 million d’euros) de dommages et intérêts aux ayants droit de l’ex-chef de l’Etat Thomas Sankara et de ses compagnons, assassinés en octobre 1987.
Le juge Urbain Méda a indiqué que le montant des dommages et intérêts pour «réparation des préjudices moraux et économiques» s’élève à 807,5 millions de francs CFA. De cette somme, seul «un franc symbolique» revient aux ayants droit de Sankara, conformément à la décision prise par sa famille.
En effet, pour les proches du président assassiné, ce qui importe c’est l’éclatement de la vérité et le fait que les coupables répondent de leurs actes. Mais, la famille n’a pas obtenu gain de cause quant à sa requête relative à la restitution des biens de Sankara, comme son revolver et son alliance.
Le tribunal n’a pas non plus accéder à la demande de la famille concernant la délivrance d’un certificat de décès en bonne forme. Les proches de Sankara sont contre la mention de «mort naturelle» qui figure sur le certificat déjà établi.
Le chef de l’Etat Thomas Sankara et douze de ses compagnons avaient été éliminés par un commando alors qu’ils étaient en réunion à Ouagadougou. C’est à l’issue de ce coup d’Etat que son ami Blaise Compaoré avait pris le pouvoir.
Le tribunal militaire a prononcé, le mois passé, des condamnations contre dix accusés, dont Compaoré, un commandant de son ancienne garde, Hyacinthe Kafando, et un ancien chef de l’armée, Gilbert Diendéré, tous les trois ayant écopé de la perpétuité.
Le procès s’était tenu en l’absence de Compaoré et Kafando qui s’étaient exilés dans d’autres pays. Blaise Compaoré avait abandonné le pouvoir et fui son pays en 2014, suite à un soulèvement populaire. Il avait trouvé refuge en Côte d’Ivoire où les autorités ne se sont pas encore prononcées en faveur d’une possible extradition.
By OMA Newsletter N° 697 du 11/05/2022
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