Le gouvernement de Transition au Mali a donné un délai de 72 heures aux forces étrangères pour partir de la base de la société Sahel Aviation Services (SAS) située dans l’enceinte de l’aéroport de Bamako, la capitale.
Les autorités maliennes ont fait savoir que l’hébergement et l’accueil de soldats étrangers sur cette base sont sources des «risques pour la sureté intérieure et extérieure» du pays, et n’étaient pas prévus dans la convention d’utilisation de ladite base signée en 2018.
Les forces de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) sont concernées, en ce sens qu’elles se servent, à l’instar d’autres forces non maliennes, de cette base comme hub logistique. Seraient-elles directement visées par la décision de Bamako, intervenue environ trois semaines après l’arrestation, le 10 juillet, de 49 soldats ivoiriens ayant débarqué à l’aéroport de Bamako ?
L’affaire de ces soldats ivoiriens a provoqué une crise diplomatique entre Abidjan et Bamako. Alors que la Côte d’Ivoire avance qu’il s’agit des troupes venues dans le cadre de la Minusma, le Mali les considère plutôt comme des mercenaires parce que les objectifs de leur arrivée sur le territoire malien n’étaient pas clairs aux yeux du gouvernement malien.
Une médiation a été lancée par le Togo à Lomé pour tenter de «trouver une solution rapide» à ce différend entre les deux pays voisins ouest-africains. Mais certaines sources ont laissé entendre que les premières négociations conduites par le président togolais Faure Yassingbé auraient été soldées par un échec, les deux Etats en conflit n’ayant pas pu accorder leurs violons.
Pour rappel, la junte au pouvoir au Mali a ordonné, le 20 juillet dernier, l’expulsion du porte-parole de la Minusma, reproché d’avoir publié sur Twitter des «informations tendancieuses et inacceptables» au sujet des 49 militaires ivoiriens.
By OMA Newsletter N° 805 du 03/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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