Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, avait «fermement» condamné, samedi 1er octobre dans un communiqué, «toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes» au Burkina Faso, au lendemain d’un deuxième coup d’Etat en huit mois dans le pays.
Par la même occasion, il avait appelé «tous les acteurs à s’abstenir de toute violence et à rechercher le dialogue», tout en exprimant «son plein soutien aux efforts régionaux visant à un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays».
Ce lundi 3 octobre, la Coordinatrice résidente des Nations Unies au Burkina Faso et Coordinatrice humanitaire, Barbara Manzi, a souligné la nécessité de préserver la «paix et la stabilité» étant donné l’insécurité à laquelle le pays fait face.
«Le Burkina Faso a besoin de paix, de stabilité et d’unité pour assurer que les populations puissent avoir accès aux services essentiels, à la protection et aux moyens de subsistance», a-t-elle plaidé.
Et d’ajouter, «toute attaque contre les populations civiles est strictement interdite par la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international humanitaire. Toute action incitant à l’intolérance, à la violence et à la haine sont contraires à l’esprit de la Charte des Nations Unies».
Elle a invité tous les acteurs «à pratiquer la tolérance et le dialogue et à œuvrer pour un avenir de paix, d’unité, de stabilité et de progrès économique et social».
Depuis le week-end passé, le Burkina est dirigé par un autre militaire, notamment le capitaine Ibrahim Traoré qui a destitué le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba par un coup d’Etat, lui-même arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier. Damiba a accepté de plier bagages pour éviter un bain de sang, mais sous certaines conditions acceptées par son successeur.
By OMA Newsletter N° 881 du 04/10/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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