
Le gouvernement de Ouagadougou a confirmé, par la voix de son porte-parole, Jean-Emmanuel Ouedraogo, ce lundi 23 janvier, avoir demandé le retrait des soldats françaises du Burkina dans un délai d’un mois.
L’information a été d’abord communiquée, samedi 21 janvier, par l’Agence d’information burkinabè (AIB) qui a laissé entendre que le gouvernement a dénoncé, deux jours plus tôt, «l’accord qui régit depuis 2018 la présence des forces armées françaises sur son territoire», avant de donner, «selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè».
Dimanche 22 janvier, le président français Emmanuel Macron a dit, au cours d’un point de presse à Paris, attendre que le président de transition au Burkina, Ibrahim Traoré, «puisse s’exprimer» sur la question.
«Parce que j’ai compris que les messages qui étaient sortis à ce stade relevaient d’une grande confusion, celui-ci étant en déplacement hors de la capitale (…) Donc, je pense qu’il faut garder beaucoup de prudence» et attendre les «clarifications de la part de M. Traoré sur ce sujet», a expliqué Macron.
Ce lundi, le porte-parole du gouvernement burkinabè a expliqué dans une interview accordée à la Radio-Télévision du Burkina (RTB) que «ce que nous dénonçons c’est l’accord qui permet aux forces françaises d’être présentes au Burkina Faso. Il ne s’agit pas de la fin des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France».
«Cette dénonciation est dans l’ordre normal des choses. Elle est prévue dans les termes de l’accord militaire», a-t-il poursuivi, rappelant aussi que «les forces françaises sont basées à Ouagadougou sur la demande du Burkina Faso et de ses autorités».
Jean-Emmanuel Ouedraogo a aussi précisé aussi que la demande de départ des forces françaises «n’est pas liée à un événement en particulier», mais «c’est lié à la volonté aujourd’hui, des autorités de la transition et de l’ensemble des Burkinabè, d’être les acteurs premiers de la reconquête de notre territoire».
Le Burkina Faso emboite le pas à la Centrafrique et au Mali qui ont déjà exigé le départ des troupes françaises de leurs territoires.
By OMA Newsletter N° 1019 du 23/01/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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