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RDC/Non-respect du cessez-le-feu par le M23 : Macron, agir ou ne pas agir ?

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Le président français, Emmanuel Macron, s’est réservé, samedi 4 mars à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), d’évoquer des sanctions contre la rébellion M23, active à l’Est de la RDC, étant donné que ce mouvement était censé respecté un cessez-le-feu prévu dans un plan de désescalade dès mardi 7 mars.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue congolais, Félix Tshisekedi, Macron a assuré avoir eu des discussions avec les présidents angolais Joao Lourenço et rwandais Paul Kagame, sans oublier Tshisekedi, et que tous auraient «apporté un soutien clair» à ce cessez-le-feu.

«Ce que nous attendons du Rwanda et des autres (acteurs), c’est de s’engager et de respecter les rendez-vous qu’ils se donnent sous la supervision des médiateurs et s’ils ne respectent pas, alors oui, il peut y avoir des sanctions, je le dis très clairement», a déclaré le chef d’Etat français.

Selon l’armée congolaise, le M23 a violé le cessez-le-feu convenu le week-end dernier par l’Angola, pays qui assure la médiation à la demande de l’Union africaine (UA). Les rebelles auraient attaqué plusieurs positions des forces armées congolaises (FARDC) dans la province du Nord-Kivu (Est).

Mais le M23 nie ces accusations, tout en affirmant avoir observé un «cessez-le-feu effectif» et demandé un dialogue «direct» avec Kinshasa.

Ce cessez-le-feu n’est pas le premier qui soit avorté. Mais cette fois-ci, il engage aussi la France qui, à travers son président, a donné des assurances aux Congolais sur une accalmie.

Emmanuel Macron enregistre un premier «échec» dans le cadre du nouveau type de partenariat qu’il veut instituer dans les relations entre la France et le continent africain, lequel il avait présenté le 27 février dernier. Agira ou n’agira-t-il pas après le supposé entêtement du M23 soutenu, selon Kinshasa, par le Rwanda.

Pour les Africains qui remettent en cause les relations entre la France et le continent, et qui s’étaient même opposé à sa dernière mini-tournée de 72h qui l’a conduit au Gabon, en Angola, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo (RDC), cet échec est un indice de plus que les pays africains ne peuvent plus compter sur la sincérité de la France.

Plusieurs ressortissants africains sont fatigués de l’esprit paternaliste qui anime la France, s’érigeant en moralisateur, en donneur de leçons, alors que le continent prend de plus en plus conscience que ses actions cachées en Afrique ne sont pas catholiques.

Macron a demandé à Tshisekedi d’être «intraitables» avec les voisins qui viennent piller les richesses de la RDC. Que dira-t-il alors des multinationales françaises qui pillent les ressources du sous-sol africain ?

By OMA Newsletter N° 1080 du 08/03/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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