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Gaza : Israël poursuit ses frappes après un dimanche particulièrement sanglant

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Les frappes israéliennes sur Gaza ont enregistré dimanche 16 mai le plus lourd bilan depuis que les combats ont repris la semaine passée entre le Hamas et l’armée d’Israël. Quelques 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, ont perdu la vie durant ce seul jour suite aux bombardements par l’armée israélienne.

En tout, depuis le début des affrontements, près de 200 Palestiniens ont péri, dont au moins 59 enfants, et plus de 1 300 blessés. Côté israélien, dix personnes ont succombé aux tirs de roquettes du mouvement islamiste, dont un enfant ; 294 personnes ont été blessées.

Samedi, les frappes israéliennes ont provoqué l’effondrement d’une tour de 13 étages abritant les locaux de la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera et de l’agence de presse américaine Associated Press (AP) dans la bande de Gaza.

« C’est un développement incroyablement inquiétant. Nous avons évité de justesse de terribles pertes humaines […] Le monde sera moins informé sur ce qui se passe à Gaza à cause de ce qui s’est passé aujourd’hui », a déploré le patron de l’AP, Gary Pruitt.

Malgré les multiples condamnations et appels à la retenue et manifestations dans plusieurs pays à travers le monde, et particulièrement dans les pays arabes, pour dénoncer les raids israéliens, l’Etat hébreu semble assumer sa détermination à poursuivre les combats. « Notre campagne contre les organisations terroristes continue à plein régime », a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à des sanctions internationales contre Israël. Dans un entretien téléphonique avec le pape François, il a indiqué qu’« à moins que la communauté internationale punisse Israël, qui commet un crime contre l’humanité, avec des sanctions, les Palestiniens continueront à être massacrés». Le pape François a aussi jugé « terrible et inacceptable » la perte de vies innocentes dans ce conflit.

Erdogan a ainsi exhorté la communauté internationale à « donner à Israël la leçon dissuasive qu’il mérite et de prendre des mesures concrètes dans ce sens ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est réuni dimanche, pour la troisième fois depuis que les affrontements ont repris, à l’initiative de la Chine, de la Norvège et de la Tunisie, n’est pas encore parvenu à parler d’une même voix. Selon la diplomatie chinoise, ce sont les Etats-Unis qui feraient obstruction à une décision commune du Conseil. Washington privilégierait une diplomatie douce avec les pays concernés et non une déclaration de l’ONU.

Entre temps, des aides sont en train de s’organiser pour venir en aide aux Palestiniens. C’est le cas au Maroc où, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le Roi Mohammed VI a donné ses instructions pour l’envoi d’une aide humanitaire en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. L’aide contient 40 tonnes de produits alimentaires de première nécessité, de médicaments de soins d’urgence et de couvertures.

« Le Royaume du Maroc, qui place la cause palestinienne au sommet de ses préoccupations, reste fidèle à son attachement à la réalisation de la solution des deux Etats, vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité, passant par la création d’un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem Est pour capitale », indique aussi le communiqué de la diplomatie marocaine.

La solution des deux Etats, palestinien et israélien, est prônée par plusieurs organisations et pays. Le Sénégal, pays qui préside depuis plusieurs années le Comité onusien pour les droits inaliénables du peuple palestinien, et le président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, ont renouvelé leur soutien pour la coexistence de deux Etats.

En Afrique du Sud, un député du Congrès national Africain (ANC, parti politique au pouvoir), Chief Mandla Mandela, petit-fils de feu président Nelson Mandela, a appelé son gouvernement, lors d’une manifestation de soutien aux Palestiniens au Cap, de rompre toute relation diplomatique avec Israël et de fermer l’ambassade sud-africaine à Tel Aviv.

La Cour pénale internationale (CPI) qui s’intéresse déjà aux crimes présumés commis par des membres des forces israéliennes, les membres du Hamas palestinien et d’autres groupes armés palestiniens durant la guerre de Gaza de 2014, suit de près la situation actuelle.
By OMA Newsletter N° 267 du 17/05/2021
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
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Mots clés : Conflit israélo-palestinien
Position géographique : Moyen-Orient

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