
La capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, devrait accueillir une rencontre qui sera consacrée au barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD), du 3 au 5 avril prochain.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Ethiopie, du Soudan et de l’Egypte vont encore se retrouver autour d’une même table pour essayer d’accorder leurs violons sous les auspices du président congolais, Félix Tshisekedi, nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA), et en présence du président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.
Depuis le lancement du GERD en 2011, ces trois pays n’arrivent toujours pas à s’entendre sur les modalités de la gestion et du remplissage du réservoir du barrage, provoquant des tensions entre eux. En juillet 2020, l’Ethiopie a entrepris, de façon unilatérale, le remplissage de l’infrastructure, à la faveur de la saison des pluies, et s’apprêterait à poursuivre le processus en juillet prochain, au cours de la prochaine saison.
L’Ethiopie entend s’appuyer sur le GERD pour son développement économique et pour répondre aux besoins énergétiques de sa population. Cependant, l’Egypte, qui dépend à 97% du Nil considère ce projet comme une menace pour son approvisionnement en eau. De son côté, le Soudan craint que ses propres barrages ne soient endommagés au cas où l’Ethiopie s’entêtait à remplir son barrage avant qu’un accord ne soit conclu.
Tshisekedi qui a promis s’attaquer à ce dossier du GERD au cours de sa présidence de l’UA, ne ménagera certainement aucun effort pour tenter de trouver des solutions qui répondent aux attentes des trois pays concernés.
By OMA Newsletter N° 212 du 01/04/2021
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Mots clés : barrage de la Grande renaissance éthiopienne, Réunion en République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi






