La Mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA) est devenue indésirable depuis que son patron a tenu des propos inacceptables pour des Centrafricains qui ont marché jeudi à Bangui, demandant son départ.
Au cours d’une interview accordée à RFI le 9 avril dernier, le chef de la Minusca, Mankeur Ndiaye a invité Bangui à privilégier le dialogue avec un groupe armé, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a décidé non seulement de quitter une coalition qui cherche à faire tomber le régime du président Faustin Archange Touadéra, mais aussi de réintégrer l’accord de paix qui avait été signé avec le gouvernement en 2019.
Cette approche de Ndiaye n’est pas la bienvenue parce que Bangui avait déjà fait part de son opposition de dialoguer avec les groupes armés ayant quitté l’accord. Les Centrafricains favorables au pouvoir ont ainsi estimé que la Minusca n’a plus sa place en Centrafrique et ont promis de continuer les manifestations jusqu’à ce que la Mission plie bagages.
L’UPC, principalement actif dans l’est de la Centrafrique où ses membres contrôlent de nombreux gisements miniers, serait le groupe le plus actif dans le pays, et son responsable, Ali Darassa Mahamat, est considéré comme un mercenaire étranger. Ce dernier a indiqué être sensible à la souffrance de la population ; raison pour laquelle il a voulu se dissocier de la CPC qui s’oppose à toute aide humanitaire. Mais les autorités ne font aucunement confiance à ses propos.
Répondant à l’appel des manifestants, Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minsuca, a déclaré, à l’occasion de sa traditionnelle rencontre hebdomadaire avec la presse, avoir pris acte du mécontentement de la population. « Il y a eu des manifestations qui sont normales comme forme d’expression démocratique », a-t-il affirmé.
Toutefois, a poursuivi Monteiro, « nous appelons à une sérénité ; nous voulons dire à tous que nous sommes un partenaire et que les points de vus ne doivent pas être vus comme un acte d’hostilité envers le gouvernement ou la population centrafricaine, nous sommes là pour aider comme nous le faisons depuis longtemps et nous allons continuer à aider en respectant la souveraineté de l’Etat ».
Il a souligné que la Minusca continuera « à appuyer le gouvernement et le peuple dans leurs efforts inlassables vers la stabilité, la réconciliation nationale et la paix, conformément au mandat que nous a confié le Conseil de sécurité des Nations unies, et dans le respect de la souveraineté de l’Etat centrafricain ».
By OMA Newsletter N° 232 du 16/04/2021
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Mots clés : Minusca, Manifestations, Population
Pays : Centrafrique
Position géographique : Afrique centrale







