Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est mort ce lundi 19 avril. Il a succombé à ses blessures reçues pendant les combats menés par l’armée tchadienne contre des rebelles, le week-end passé au nord du pays, selon le porte-parole de l’armée qui s’est exprimé mardi sur la télévision nationale.
Comme cela s’est déjà produit par le passé, Idriss Déby était à la commande de son armée lors des affrontements avec des ennemis. Lundi, l’armée a assuré avoir « détruit » la colonne de rebelles et tué 300 combattants.
Mais les rebelles ne se sont pas reconnus vaincus. D’ailleurs, après l’annonce de la mort du chef de l’Etat, ils ont promis poursuivre l’offensive et marcher sur Ndjamena.
Le président s’en est allé, alors que les résultats provisoires de la présidentielle du 11 avril, annoncés lundi par la Commission électorale, lui ont donné vainqueur. Après 30 ans au pouvoir, Déby briguait un sixième mandat.
La présidence a annoncé que les obsèques nationales auront lieu vendredi à Ndjamena avant son inhumation dans sa région natale. Entre temps, l’un des fils du président, le commandant de la garde présidentielle, Mahamat Idriss Déby Itno, dirigera un conseil militaire qui sera chargé de remplacer le défunt chef de l’Etat.
Plusieurs dirigeants se sont exprimés après la mort de Déby. Le cas du malien Bah N’Daw qui a déploré une « mort brutale » et une « lourde perte » non seulement pour le Tchad, mais aussi pour le Sahel et pour toute l’Afrique.
Dans un communiqué, la France dit avoir perdu « un ami courageux » et a exprimé « son ferme attachement à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Tchad ».
By OMA Newsletter N° 235 du 20/04/2021
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