L’ambassade de Russie en Centrafrique a réagi suite à la publication par la Radio France internationale (RFI) d’une enquête intitulée « En Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence » et qui accuse les « instructeurs » russes, combattant aux côtés de l’armée centrafricaine, de violations des droits de l’homme.
« Nous constatons avec regret qu’en publiant cet article un média renommé s’aligne avec des fabricants de fausses nouvelles qui servent les intérêts des malfaiteurs qui complotent pour renverser le gouvernement légitime », a fait part la représentation diplomatique russe.
Après avoir souligné le manque de preuves devant accompagner l’enquête (non publication des documents confidentiels utilisés, ni des identités des personnes interviewées…), l’ambassade considère que cet article de RFI est « soit le fruit d’une imagination malade, soit les journalistes ont exécuté l’ordre de certaines forces politiques proches du chef de la rébellion F. Bozizé ».
Le gouvernement centrafricain a également réagi à cette publication de RFI. Le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a estimé que toutes ces allégations venant de différents horizons n’ont pour objectif que d’empêcher la Centrafrique, aidée par ses alliés, de se libérer de ses ennemis.
La mission de l’ONU en Centrafrique a adressé aux autorités de Bangui, fin avril, un rapport intitulé « Tableau des violations commises par les acteurs étatiques/forces bilatérales décembre 2020 à avril 2021 ». Le gouvernement centrafricain a affiché son étonnement devant cette enquête qui s’est déroulée sur son territoire sans qu’il ne soit associé ni informé.
By OMA Newsletter N° 254 du 04/05/2021
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Mots clés : Enquête RFI, Instructeurs russes, Ambassade de Russie en Centrafrique,
Pays : Centrafrique
Position géographique : Afrique centrale







