L’Organisation Maroc Afrika Cultures & Développements (OMA) a, par la voie de son président, le Dr Najib Kettani, a plaidé pour la restitution des objets archéologiques et ethnographiques appartenant à l’Afrique, mais détenus par les pays occidentaux.
Le Dr Najib Kettani, Expert en Stratégie de Développement, a lancé cet appel à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique, ce mardi 25 mai 2021. Il a animé, à côté d’autres experts, le thème « Le patrimoine africain au cœur du Nouveau Modèle de Développement », au cours d’un séminaire organisé par l’Institut des Etudes Africaines relevant de l’Université Mohammed V de Rabat, en partenariat avec Cités et gouvernement Locaux d’Afrique (CGLU Afrique), sous le thème : « Economie culturelle et créative, levier de développement durable ».
Lors de cette importante manifestation, présidée par le Professeur Rhachi président de l’Université Mohammed V de Rabat, Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire général du CGLU Afrique, l’ambassadeur du Cameroun à Rabat SE Mouhammadou Youssifou et Doyen du Corps diplomatique au Maroc, le Professeur Dafir El Kettani Vice-président de l’université Mohammed V et directeur par intérim de l’Institut des études africaines, différents thèmes ont été abordés.
Nous reproduisons un extrait de l’intervention du Président de l’OMA.
Le 25 mai, coïncide avec la journée mondiale de l’Afrique, jour de la commémoration de la fondation en 1963, de l’Organisation de l’Unité Africaine, l’OUA, rebaptisée Union Africaine (UA) en 2002.
Aujourd’hui nous fêtons l’Afrique, nous fêtons l’histoire de nos relations africaines, l’histoire de nos luttes communes contre le colonialisme et contre le sous-développement, l’histoire des moments forts de notre partenariat, de notre patrimoine commun, patrimoine issu d’un passé glorieux qui a forgé, à travers les siècles, l’âme africaine et qui sera un destin du partage et du renouveau africain.
Cette année, l’union africaine a choisi pour 2021, la thématique « Arts, culture et patrimoine, un levier pour construire l’Afrique que nous voulons ».
L’UA, à travers la culture, veut participer à la réappropriation de la culture africaine par les Africains, mais aussi faire encourager et consolider une paix mondiale sereine, basée sur la paix dans les esprits des humains, de tous les humains de la Planète, puisque se sont les citoyens du monde qui maintiennent la paix ou nourrissent la haine, en dépit des volontés des pouvoirs publics.
Nous mesurons combien tous les peuples de la planète admirent et respectent la Culture africaine, matérielle et immatérielle, mais nous voulons la faire connaitre encore plus , encore mieux, surtout sur des bases scientifiques , à travers des activités bien pensées, bien réfléchies et interactives pour donner l’occasion à tous les peuples de se rapprocher encore plus des affinités des cultures africaines, de ce très riche patrimoine matériel et immatériel, culturel et naturel.
Cependant, la réappropriation de la Culture africaine par les Africains, l’émancipation de l’Afrique passent aussi par la récupération progressive des biens culturels africains ayant, on va dire « migrés » vers d’autres pays, dans des conjonctures bien connues dans l’histoire contemporaine.
Des milliers d’objets d’art et d’archéologie de tous les pays africains ornent le blason de certains musées de certains pays d’Europe et d’Amérique et suscitent l’admiration des visiteurs.
Ces musées avaient l’avantage d’avoir préservé ces éléments patrimoniaux africains afin de les transmettre aux générations actuelles et de demain.
Était-ce le cas ? Était-ce la raison de cette ‘’migration’’ ?
Avec les changements survenus en Afrique et les processus démocratiques entamés ou instaurés, l’Afrique doit réclamer la restitution progressive de ses objets archéologiques et ethnographiques, sous l’égide des Instances internationales et conformément au Droit international et aux Conventions mondiales, à leur tête, les Conventions de l’UNESCO, en tant qu’organisation Onusienne.
En remerciant vivement les pays ayant préservés ses objets patrimoniaux, l’Afrique veut récupérer son patrimoine, pour le mettre à son tour à la disposition de tous les humains et pour que ses musées puissent participer au développement économique durable.
L’OMA, Organisation Maroc Afrika Cultures & Développements, profite de cette journée mondiale de l’Afrique pour lancer un appel mondial aux instances internationales, UNESCO, ISESCO, UA, et d’autres organismes nationaux, continentaux et internationaux afin de s’approprier cet appel mondial, s’impliquer et accompagner les démarches tendant à la restitution progressive de ces objets archéologiques et ethnographiques.
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale, pour le développement des échanges culturels, la valorisation des potentialités humaines, la promotion et la consolidation de l’intégration interafricaine, présente ou représentée dans une trentaine de pays africains, a élaboré un programme qu’elle se propose d’adresser à l’Union africaine pour l’accompagner dans la thématique choisie pour cette année.
By OMA Newsletter N° 280 du 25/05/2021
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation de l’intégration interafricaine
Mots-clés : Journée mondiale de l’Afrique, restitution des objets archéologiques et ethnographiques, Appel mondial de restitution, OMA, Najib Kettani
Position géographique : Afrique







