
Le Conseil national de transition (CNT) au Mali a approuvé, lundi, à l’unanimité (120 voix pour, 0 contre et 0 abstention), la révision de la charte de la transition, lors d’une session plénière.
Ce Conseil, qui fait office d’organe législatif, a été invité par un décret présidentiel à amender la charte, en tenant compte des recommandations des Assises nationales qui reflèteraient les attentes du peuple.
Parmi les modifications apportées figure l’augmentation du nombre de parlementaires, passant de 121 à 147 ; la suppression du poste de vice-président de la transition ; la non possibilité pour le président de transition (le colonel Assimi Goïta) de se présenter aux prochaines présidentielles et législatives ; l’amnistie votée pour les auteurs des deux derniers coups d’Etat.
La nouvelle charte ne fixe pas la durée de la transition ou la date des futures élections présidentielles et législatives. « La durée de la transition fait toujours l’objet de discussions et de négociations entre le gouvernement et les partenaires. Ces modifications sont en train d’être faites conformément aux recommandations des Assises nationales », a expliqué Youssouf Z. Coulibaly, un membre du CNT, ajoutant que « les délais de 6 mois à 5 ans ont été recommandés ».
Au départ, la junte militaire avait fixé la durée de la transition à 18 mois. Mais elle a dû revenir sur sa décision, pour s’aligner, selon elle, aux recommandations des Assises nationales, au grand dam de la Cédéao qui exigeait le respect de l’échéance de février 2022.
By OMA Newsletter N° 604 du 21/02/2022 L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale Pour le développement des échanges culturels La valorisation des potentialités humaines La promotion et la consolidation de l’intégration interafricaine







