Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a accordé sa grâce à son prédécesseur Laurent Gbagbo qui était condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour le braquage de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) lors de la crise postélectorale de 2010-2011 ; mais l’ancien chef d’Etat espérait plutôt une amnistie dans la perspective de la prochaine présidentielle de 2025.
«Nous voulons l’amnistie», a indiqué Justin Koné Katinan, le porte-parole du nouveau parti de Gbagbo, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), expliquant que «la grâce présidentielle telle qu’elle est donnée est déjà un pas, mais ce n’est pas ce que nous attendions».
En effet, la grâce n’annule pas la condamnation, alors qu’une personne condamnée n’a pas la possibilité de se lancer dans la course à la magistrature suprême.
Gbagbo «n’a jamais demandé de grâce présidentielle» ; cependant, le processus de dialogue politique en cours «doit aller jusqu’au bout pour arriver à l’amnistie», a insisté Katinan.
La grâce présidentielle, le dégel des comptes et le paiement des rentes viagères en faveur de Gbagbo, ce sont là des mesures annoncées par Ouattara, dans un souci d’apaisement, lors de son discours prononcé à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, le 7 août passé.
L’ancien président, 77 ans, était rentré en Côte d’Ivoire en juin 2021, après avoir été acquitté en mars de la même année par la Cour pénale internationale, de crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale qui s’était soldée par 3000 morts.
By OMA Newsletter N° 817 du 11/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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