Le chef d’Etat libérien a décidé de suspendre avec «effet immédiat», ce mardi 16 août, son Chef de cabinet, Nathaniel McGill, et deux autres hauts fonctionnaires du pays cités dans un rapport des Etats-Unis sur la corruption.
Washington a sanctionné, lundi, ces trois hommes pour «avoir sapé les institutions démocratiques au Liberia pour des intérêts personnels». Les autorités américaines ont principalement gelé leurs avoirs.
Réagissant à ce rapport américain, le chef d’Etat libérien a non seulement mis les accusés sur le banc de touche, mais aussi ordonné une enquête. Tous les trois ont été remplacés par leurs adjoints respectifs.
Les deux autres cadres suspendus sont le procureur général Sayma Syrenius Cephus et le PDG de l’Autorité portuaire nationale, Bill Twehway.
Depuis son accession au pouvoir en 2017, George Weah a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. L’ambassadeur américain, Michael McCarthy, lui a d’ailleurs rappelé cette promesse électorale, en l’encourageant de «prendre de bonnes décisions» contre les fonctionnaires mis en cause.
L’opposition libérienne a salué la suspension des trois hauts cadres. En 2021, son pays était classé à la 136e place sur 180 pays, concernant l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency international.
By OMA Newsletter N° 825 du 17/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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