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Les dirigeants africains déplorent l’absence de leurs homologues au Sommet sur l’adaptation de l’Afrique au changement climatique 

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Le président en exercice de l’Union africaine (UA) et chef d’Etat du Sénégal, Macky Sall, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et plusieurs chefs d’Etat présents au Sommet sur l’adaptation de l’Afrique au changement climatique, tenu lundi 5 septembre à Rotterdam, aux Pays-Bas, ont fermement dénoncé l’absence des dirigeants des pays occidentaux à cette rencontre.

«Je ne peux manquer de noter avec amertume l’absence des dirigeants du monde industrialisé (…) Nous avons fait l’effort de quitter l’Afrique pour venir à Rotterdam et ils sont absents de cette salle alors qu’il était certainement plus facile pour eux de se déplacer», a lancé Macky Sall dans son discours tenu lors de l’ouverture du sommet.

Il a souligné que les pays industrialisés doivent «financer l’adaptation» dans la mesure où ils sont «les principaux pollueurs de cette planète». De même qu’il a interpellé sur le fait que «ce n’est pas seulement le sort de l’Afrique qui est en jeu mais aussi le sort de l’humanité et l’avenir de la planète».

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a regretté «l’absence des leaders des nations industrialisées ainsi que de représentants du secteur privé qui sont les plus grands pollueurs».  Selon lui, «l’Afrique est lésée à la fois par le changement climatique et par le financement climatique. Alors que l’on estime qu’elle aurait besoin d’environ 36 milliards de dollars par an pour faire face aux impacts négatifs du changement climatique, elle n’en perçoit que 6 milliards».

De son côté, Moussa Faki Mahamat a indiqué que «nos pays sont d’ores et déjà contraints de consacrer entre 2 % et 5 % de leur PIB pour faire face à un problème qu’ils n’ont pas créé. Ils reçoivent une part insignifiante de financements internationaux. C’est une des plus choquantes injustices à l’égard du continent».

Loin de compter exclusivement sur les pays industrialisés, «les Africains ne sont pas en train de mendier ni d’attendre. Ils mettent de l’argent sur la table», a tenu à souligner le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

Le Sommet sur l’adaptation en Afrique a été organisé par le Centre mondial pour l’adaptation en collaboration avec l’UA, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds monétaire international (FMI), l’Initiative d’adaptation pour l’Afrique et le Forum sur la vulnérabilité climatique.

Il vient en prélude à la COP27 qui se tiendra en Egypte d’ici deux mois. D’après un communiqué de la BAD, l’objectif de ce sommet était de permettre d’accroître les soutiens et les ressources pour le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, lequel programme vise à concrétiser la vision de l’Initiative d’adaptation pour l’Afrique en mobilisant 25 milliards de dollars d’investissements d’ici à 2025 pour l’adaptation au climat dans les domaines de la sécurité alimentaire, des infrastructures résilientes, des emplois verts et de la finance climatique.

L’Afrique paye le plus lourd tribut au réchauffement climatique alors qu’elle n’émet que moins de 4% des émissions mondiales de CO2.

By OMA Newsletter N° 845 du 06/09/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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