La Côte d’Ivoire et le Mali ont du mal à accorder leurs violons pour trouver une solution consensuelle au sujet des militaires ivoiriens détenus à Bamako.
Alors que Bamako a proposé le week-end dernier une contrepartie pour libérer ces 46 soldats, notamment l’extradition de personnalités maliennes vivant sur le territoire ivoirien, Abidjan a dénoncé mercredi, par l’entremise de son Conseil national de sécurité, une «prise en otage» des militaires concernés et «un chantage inacceptable».
La Côte d’Ivoire qui a exigé de nouveau «la libération sans délai» de ses soldats, a appelé à une réunion extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao), dans les meilleurs délais, compte tenu des «derniers développements qui sont de nature à porter atteinte à la paix et la sécurité dans la sous-région».
Le Mali considère ces soldats comme des «mercenaires», après une enquête menée par ses soins. Ils étaient arrivés le 10 juillet à l’aéroport de Bamako sans un mandat clair, selon le gouvernement malien. Ils ont été finalement inculpés de «tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat» par la justice malienne.
Récemment, trois militaires, essentiellement des femmes, ont été libérées, après une période de médiation assurée par le Togo, laissant planer l’espoir de voir les autres détenus recouvrer leur liberté. Mais les choses semblent se compliquer encore.
By OMA Newsletter N° 857 du 14/09/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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