L’Eglise catholique d’Algérie a annoncé, mardi, avec «regret», l’arrêt des activités de la Caritas à partir du 1er octobre prochain, sur ordre des autorités d’Alger.
Dans un communiqué, Mgr Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, et Mgr Paul Desfarges, son prédécesseur et l’actuel président de l’Association Diocésaine d’Algérie (ADA), évoquent la «fermeture complète et définitive» du «service d’aide sociale» de l’Eglise catholique, appelé «Caritas Algérie», et ce «à partir du 1er octobre 2022».
Ce service d’aide, qui existe depuis 1962 dans ce pays d’Afrique du Nord, relève de l’ADA qui rappelle qu’elle est «une association de droit algérien agréée par l’État».
«Naturellement, l’Église catholique reste fidèle à sa mission caritative au service de la fraternité avec tous les hommes de bonne volonté», note aussi l’Eglise catholique qui «tient à remercier toutes les personnes qui ont contribué au fil des années, et de différentes façons, à faire vivre cette œuvre».
En soixante ans d’existence, Caritas Algérie a été au service «des plus vulnérables et du peuple algérien», la plupart (97 %) étant de confession musulmane. Le service s’est aussi occupé des migrants en provenance d’Afrique subsaharienne et qui tentent de se rendre en Europe, en apportant particulièrement une aide aux personnes malades et aux mineurs.
Si les autorités algériennes n’ont pas donné les raisons claires justifiant la fermeture de Caritas, certains responsables religieux estiment que les services rendus aux migrants pourraient être un des motifs.
L’archevêque d’Alger reconnaît que «c’est (…) une décision difficile de fermer un service caritatif ». Mais «nous ne souhaitions pas du tout rentrer dans un conflit avec les autorités et donc nous avons pris la décision de fermer définitivement le service Caritas», a-t-il lancé.
By OMA Newsletter N° 877 du 29/09/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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