La liste des secteurs n’ayant pas le droit de grève s’est allongée au Bénin, avec l’arrivée de trois nouveaux venants, notamment les transports, l’aéroportuaire et les hydrocarbures.
Mardi 11 octobre, les députés ont approuvé le projet de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, telle que modifiée et complétée par la loi n° 2018-34 du 05 octobre 2018.
Le gouvernement avait adopté ce projet fin septembre lors d’un Conseil des ministres, évoquant un «contexte sécuritaire de plus en plus exigeant où la défense du territoire national et l’exercice des fonctions régaliennes de l’Etat commandent que certains secteurs d’activités soient en permanence mobilisés». Il l’avait par la suite transmis à l’Assemblée nationale pour étude et vote.
Les autorités avaient pris cette initiative quatre jours après la grève des contrôleurs aériens du Bénin qui avait paralysé l’aéroport international de Cotonou Cadjehoun. Cet arrêt provisoire du travail, suivi également par plusieurs autres pays africains, avait été lancé par les contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna).
Reste que la loi adoptée soit promulguée. Elle s’appliquera à toutes les entreprises exerçant sur le territoire national, «sans distinction de nationalité ou de statut juridique». Toute «violation de l’interdiction de grève est punie d’une peine d’amende de un à cinq millions FCFA et d’un emprisonnement de deux à trois ans», précise-t-on.
By OMA Newsletter N° 892 du 12/10/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation du développement de l’Afrique, et L’intégration interafricaine







