Bamako s’est exprimé une énième fois sur ses relations tendues avec Paris, ce mardi en marge du 8ème Forum international sur la Paix et la Sécurité à Dakar (Sénégal), laissant entendre qu’une fructueuse collaboration est possible si et seulement si sa «souveraineté» est respectée.
«Le Mali a souhaité que notre souveraineté soit respectée, que nos choix stratégiques et nos choix de partenaires soient respectés, et que les intérêts vitaux des Maliens soient pris en compte», a déclaré à la presse le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Et d’ajouter, «si ces éléments sont observés, le Mali n’a de problème à traiter avec aucun partenaire. Y compris la France».
Le chef de la diplomatie malienne a attiré l’attention sur le fait que «le Mali n’est pas un enfant, nous sommes membres des Nations unies, nous connaissons les règles (…) Ce qui est important, c’est vraiment que nos partenaires viennent dans l’état d’esprit de travailler avec nous pour des solutions». Il n’est pas question que ces partenaires «viennent nous dicter des solutions», a-t-il martelé.
La 8e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique a eu lieu du 24 au 25 octobre sous le thème «L’Afrique à l’épreuve des chocs exogènes : défis de stabilité et de souverainetés». La Cérémonie d’ouverture a été présidée par le dirigeant sénégalais Macky Sall, également président en exercice de l’Union africaine, en présence des chefs d’Etat angolais, João Lourenço, et cap-verdien, José Maria Neves, ainsi que d’autres invités de marque africains et autres.
Dans son discours, le président Macky Sall a, entre autres, évoqué l’urgence «de rendre opérationnelle la force africaine en attente», dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, après avoir reconnu que «les opérations de maintien de la paix de l’ONU ont montré leurs limites» et qu’il «est temps de changer la doctrine» au lieu de «toujours compter sur l’extérieur».
Il s’en est pris aussi aux «changements anticonstitutionnels (qui) ne sont pas acceptables» et à «la résurgence des coups d’Etat, l’ingérence politico-militaire étrangère».
By OMA Newsletter N° 913 du 26/10/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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