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La CEDEAO demande au Mali de libérer les 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako avant janvier prochain

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Ivory Coast soldiers stand guard at the entry to a school where hundreds of election workers gathered to receive $4 each as part of their payment for working in polling stations, at a school in the Yopougon neighborhood of Abidjan, Ivory Coast, Monday, Nov. 29, 2010. Rival parties in Ivory Coast traded accusations of voter intimidation, violence and fraud on Monday, as the world's leading cocoa producer awaited results from the country's first presidential election in a decade.(AP Photo/Rebecca Blackwell)

Les autorités maliennes ont jusqu’à janvier 2023 pour remettre en liberté les 46 militaires ivoiriens détenus depuis juillet passé à Bamako ; ainsi en a décidé dimanche les chefs des Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ou leurs représentants réunis en sommet à Abuja au Nigeria, sous peine de sanctions.

«Nous demandons aux autorités maliennes au plus tard au 1er janvier 2023 la libération des soldats ivoiriens», a déclaré à la presse le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Touray.

L’Organisation sous-régionale menace de prendre des sanctions au cas où Bamako n’obtempérait pas. Le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur dans la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire en lien avec la question de ces soldats, devrait se rendre à Bamako pour apporter officiellement le message de l’organisation.

Alors que le Mali est en transition depuis deux ans environ, et toujours suspendu des instances de la CEDEAO, celle-ci appelle à un «retour à l’ordre constitutionnel». «Il faut absolument que l’ordre constitutionnel revienne dans les délais prévus» dans ce pays, a indiqué Touray.

Les participants au sommet se sont également penchés sur la transition en Guinée Conakry et au Burkina Faso. Les deux pays, avec le Mali, sont actuellement dirigés par des militaires.

Par ailleurs, la CEDEAO a pris la décision de créer une force régionale non seulement pour faire face aux attaques terroristes qui ne cessent de prendre de l’ampleur dans la sous-région, mais aussi pour contrecarrer les tentatives de coup d’Etat.

«Les dirigeants de la CEDEAO ont décidé de recalibrer notre architecture sécuritaire», a poursuivi Omar Touray, ajoutant que ces responsables se sont «résolus à établir une force régionale qui interviendra en cas de besoin, qu’il s’agisse de sécurité, de terrorisme ou de rétablir l’ordre constitutionnel dans des Etats membres».

Toujours selon les propos de Touray, des responsables militaires de la sous-région se réuniront dans la deuxième moitié du mois de janvier pour discuter des modalités de la création de cette force régionale.

By OMA Newsletter N° 963 du 05/12/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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