Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé à l’unanimité, mardi 20 décembre, une résolution, 2667, qui lève les exigences de notification pour les expéditions d’armes vers la République démocratique du Congo (RDC).
Selon la résolution, les fournisseurs d’armes étaient, en vertu de ces exigences, dans l’obligation de notifier à l’ONU les ventes d’armes d’un calibre «allant jusqu’à 14,5 mm, des mortiers d’un calibre allant jusqu’à 82 mm, des lance-grenades et lance-roquettes d’un calibre allant jusqu’à 107 mm et de leurs munitions?respectives, ainsi que des systèmes portables de défense antiaérienne (MANPADS) et des systèmes de missiles guidés antichars».
Or cette démarche impactait négativement les commandes d’armes par la RDC, en retardant la livraison d’armes, ou carrément en poussant les fournisseurs à rejeter ces commandes sous prétexte de l’embargo, selon les autorités congolaises.
Cette levée des exigences de notification concerne uniquement l’Etat congolais a qui la résolution 2667 demande, par ailleurs, de soumettre au Conseil de sécurité, au plus tard le 31 mai 2023, un rapport confidentiel qui détaille ses efforts déployés dans le cadre de la gestion des stocks nationaux d’armes et de munitions, et pour lutter contre le trafic et le détournement d’armes.
Les entités non gouvernementales, les groupes armés, et tous les individus opérant sur le territoire national restent sous l’ancien régime.
Kinshasa, qui a toujours plaidé pour la levée de cette forme d’embargo en vigueur depuis 2008, s’est félicité de la décision du Conseil de sécurité de l’ONU. Les autorités congolaises ont, en effet, besoin de s’armer pour lutter contre l’insécurité à l’Est du pays, occasionnée par la présence d’un grand nombre de groupes armés.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a aussi prorogé le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) pour une année supplémentaire.
«Le gouvernement prend acte du prolongement du mandat de la MONUSCO d’une année tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la mise en œuvre du Plan de retrait progressif et échelonné, conformément à la volonté exprimée par la population congolaise», a déclaré, dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya.
Ce renouvellement ne répond pas, sans nul doute, aux attentes d’une partie de la population qui veut voir la MONUSCO quitter le pays pour avoir échoué, selon elle, à ses missions, parmi lesquelles la protection des civils.
By OMA Newsletter N° 984 du 21/12/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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