Le bilan du violent séisme, d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter, qui a touché le lundi 6 février à 04h17 locales (01h17 GMT), à une profondeur d’environ 17,9 km, dans le sud-est de la Turquie, les localités de Kahramanmaras, Gaziantep, Adana, Malatya, Diyarbakir, Sanliurfa et Osmaniye, et au nord de la Syrie, notamment à Alep, Idlib, Lattaquié, Hama et Tartous, a semé le chaos et le désarroi dans les régions touchées et a causé de très nombreuses victimes.
Ce Séisme qui a causé des dégâts sur une superficie de 500 Km2 a été ressenti sur une étendue de 1000 Km2. Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que le nombre de personnes touchées par cette catastrophe pourrait approcher les 20 millions et a signalé une mobilisation continue de 160 000 sauveteurs de l’intérieur et de l’extérieur de la Turquie
Le nombre des victimes ne fait que s’alourdir, dépassant désormais les 35.000 morts, selon les chiffres officiels. Des régions entières ont été ravagées par les secousses dans les deux pays. Le dernier bilan fait état d’au moins 35.225 morts : 31.643 en Turquie et 3.582 en Syrie.
Les opérations de secours, menées par des équipes nationales et internationales, se poursuivent encore, avec l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres. Dans la nuit de dimanche à lundi, sept personnes ont été sauvées, à s’en tenir à la presse turque, dont un enfant de 3 ans à Kahramanmaras et une femme de 60 ans à Besni.
Les aides promises par plusieurs pays, à travers le monde, arrivent au fur et à mesure. Mais l’Etat turc essuie des critiques quant à la gestion de la suite du tremblement de terre. Mercredi 8 février, le président turc a reconnu des «lacunes» dans la réponse apportée au séisme. «Bien sûr, qu’il y a des lacunes, il est impossible d’être préparé à un désastre pareil», a-t-il déclaré.
La Turquie est considérée comme un partenaire stratégique de l’Afrique et reconnue en tant que telle dès janvier 2008 par l’Union africaine, et à travers le sommet d’Istanbul, véritable cadre de coopération socio-économique et politique entre l’Afrique et la Turquie et qui constitue l’instrument de mise en œuvre de la déclaration d’Istanbul sur le partenariat.
Ce partenariat définit huit domaines d’actions prioritaires pour le développement des pays africains à travers la promotion de la coopération intergouvernementale, la paix et la sécurité, les échanges commerciaux et les investissements, l’agriculture, l’agro-industrie, le développement rural, des ressources en eau, la gestion des petites et moyennes entreprises, la santé, les infrastructures, les transports, et les télécommunication, la culture et l’éducation, ainsi que les médias et les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Cependant, les rédacteurs des accords Afrique-Turquie n’ont pas pensé inclure dans ces accords des actions et aides humanitaires à accorder à un partenaire en difficultés devant une catastrophe naturelle …
Devant ce drame que vit les peuples turc et syrien, l’Organisation Maroc Afrika Cultures et Développements, OMA, exprime ses vives condoléances aux peuples des deux pays et aux familles éplorés par cette tragédie qui ne fait qu’allonger le nombre de victimes et de blessés, et lance un appel à la solidarité africaine à travers une forte mobilisation de l’Afrique, pour venir en aide aux deux pays touchés par la catastrophe.
L’aide à apporter à la Turquie, et à travers elle à la Syrie, peut être organisée, mutualisée et coordonnée par les différentes instances régionales telles que :
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA)
La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)
La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE)
La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)
L’acheminement des aides pourrait être assuré par la compagnie aérienne turque, Turkish Airlines, qui dessert plusieurs destinations africaines.
L’Afrique ne peut et ne doit surtout pas être absente de cette action humanitaire et devrait apporter sa part de secours aux milliers de victimes touchées par ce drame.
By OMA Newsletter N° 1044 du 13/02/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation du développement de l’Afrique, et L’intégration interafricaine







