De nombreux étudiants ont marché pacifiquement ce lundi dans la ville de Goma, au Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour protester contre l’inaction de la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), devant l’avancée de la rébellion M23 qui continue à annexer des localités sous son contrôle.
Venant de différentes institutions supérieures et universitaires de Goma, ces étudiants ont pu atteindre le cabinet du gouverneur de province où ils ont remis leur mémorandum au porte-parole du gouverneur, le lieutenant-colonel Njike Kaiko, afin de le transmettre au gouverneur.
La marche n’a enregistré aucun incident, contrairement à d’autres manifestations organisées il y a une semaine pour réclamer le départ de la force de l’EAC.
Coïncidence ou non, l’EAC a fait parvenir ce lundi aux médias un communiqué relatif aux décisions prises lors de la réunion des chefs d’état-major des forces de défense de la communauté, tenue à Nairobi le 9 février dernier.
Cette rencontre a décidé de fixer au 28 février la date du début du retrait de la rébellion des zones qu’il occupe. Concrètement, ce retrait s’effectuera en trois temps, sur une période d’un mois. Du 28 février au 10 mars, les rebelles devraient libérer Kibumba et Rumangabo ainsi que les localités prises récemment sur l’axe Sake-Butembo ; viendront ensuite les zones centrales du Nord-Kivu et les zones situées autour du parc des Virunga, du 13 au 20 mars ; et enfin les localités de Rutshuru, Kiwanja et Bunagana, du 23 au 30 mars.
Les chefs d’état-major de l’EAC veulent privilégier la voie du dialogue pour obtenir ce retrait, et dans l’espoir de donner l’occasion aux parties belligérantes de trouver des solutions politiques aux conflits.
Entre temps, ils ont exigé un cessez-le-feu immédiat par toutes les parties. Les semaines prochaines permettront de savoir si ces différentes décisions s’exécutent sur le terrain.
By OMA Newsletter N° 1045 du 13/02/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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