La sixième édition du One Planet Summit s’est penché, du 1er au 02 mars à Libreville (Gabon), sur la recherche des solutions à même de protéger les forêts tropicales, a débouché sur un accord, le Plan de Libreville.
L’accord repose sur cinq piliers fondamentaux notamment :
– L’engagement politique : Nous ne gagnerons pas le combat contre le changement climatique sans les forêts tropicales, qui agissent comme l’un des principaux puits de carbone à l’échelle de la planète. Il faut urgemment stopper et inverser la déforestation d’ici 2030.
– Un principe de cohabitation entre l’Homme et la Nature : Protéger la forêt nécessite une vaste palette d’outils, allant de la protection forte comme les parcs nationaux à des modes de gestion durable des ressources naturelles. Une forêt protégée, qui maintient, voire qui augmente son taux de séquestration du carbone, n’est pas fermée à l’Homme. Une forêt protégée, c’est une forêt gérée durablement, au bénéfice des populations locales.
– Une ambition environnementale qui bénéficie aux populations – Protéger la forêt est aussi une opportunité économique : le potentiel de la bioéconomie et de la transformation locale et durable des produits issus de la forêt est immense. A l’inverse, la déforestation représente une menace dès aujourd’hui pour les populations : détruire les forêts, c’est mettre à mal le cycle de l’eau, la richesse des sols, perdre une diversité génétique inestimable source d’innovation et de savoir.
– Protéger ce qui est vital – Certaines réserves vitales de carbone et de biodiversité méritent un niveau de protection élevé, car leur dégradation aurait des conséquences irrémédiables : c’est le cas notamment des mangroves, des tourbières et de certaines forêts primaires qui abritent des espèces dites « parapluie » car elles soutiennent à elles seules les écosystèmes (gorilles, orangs outans, éléphants, jaguars…).
– Rémunérer les services rendus au reste du monde par les pays forestiers : Les pays forestiers en voie de développement qui s’engagent à une haute ambition pour la Nature et dont la performance est avérée doivent pouvoir être rémunérés pour cela par la communauté internationale.
La création d’un fonds doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros a été annoncée. «Nous allons mettre 100 millions d’euros additionnels pour les pays qui souhaitent accélérer leur stratégie de protection des réserves vitales de carbone et de biodiversité dans le cadre des partenariats », a déclaré le président français Emmanuel Macron.
Le sommet co-présidé par le chef d’Etat gabonais, Ali Bongo, et son homologue français, Emmanuel Macron, a réuni quelques chefs d’Etat, des délégations gouvernementales, scientifiques, des ONG internationales, de représentants de la jeunesse africaine et des chefs d’entreprises.
By OMA Newsletter N° 1074 du 03/03/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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