Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a annoncé lundi l’agression dont a été victime l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Soudan, l’Irlandais Aidan O’Hara, dans sa demeure à Khartoum, la capitale.
Il a dénoncé cet acte sur Twitter, affirmant que «cela constitue une violation flagrante de la Convention de Vienne. La sécurité des locaux et du personnel diplomatiques est une responsabilité première des autorités soudanaises et une obligation en vertu du droit international».
Mais la vie de l’ambassadeur ne serait pas en danger. Le porte-parole du service diplomatique de l’UE, Nabila Massrali, a rassuré que Aidan O’Hara, est «Ok». Ce qu’a confirmé le ministre des affaires étrangères irlandais, Micheal Martin, qui a indiqué que M. O’Hara n’était «pas gravement blessé». La délégation européenne n’a pas été évacuée, a laissé aussi entendre Massrali.
Une guerre a éclaté, samedi 15 avril au Soudan, entre l’armée et les paramilitaires, à la grande surprise des habitants. Il s’agit d’une bataille entre deux généraux se disputant le pouvoir.
Des observateurs soulignent que le conflit était latent entre le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de la junte et à la tête des forces armées, et le général Mohamed Hamdane Daglo, numéro deux du régime, qui dirige les Forces de soutien rapide (FSR, une armée de paramilitaires), et ce depuis des semaines.
Jusqu’à lundi, au moins 97 Soudanais ont été tués, selon le syndicat officiel des médecins, dont environ la moitié à Khartoum.
L’ONU, le G7 et l’Union européenne, entre autres, ont appelé à l’arrêt immédiat des hostilités et à l’entame du dialogue entre les parties en conflit.
By OMA Newsletter N° 1136 du 18/04/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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