Le Mali, à travers son ministre des Affaires étrangères, a demandé, vendredi 16 juin, au Conseil de sécurité, de retirer «sans délai» la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA) «dont le mandat n’est plus à la hauteur des défis sécuritaires du pays».
La MINUSMA «semble être devenue une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité qui sont extrêmement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale», a-t-il indiqué.
Réagissant à cette demande dans un communiqué, le Burkina Faso, saluant «cette décision courageuse formulée par les Autorités maliennes de transition devant le Conseil de sécurité» a demandé dimanche, à son tour, à l’ONU, de retirer sa troupe déployée au Mali.
Ouagadougou «félicite le Mali pour ce choix assumé, qui est conforme à la vision stratégique de l’Etat malien dans la lutte contre le terrorisme et pour la restauration de la paix et de la sécurité au Sahel. Il encourage le Gouvernement et le Peuple frère du Mali dans cette affirmation de la souveraineté de l’Etat malien et l’expression de la volonté des Maliennes et des Maliens à être les seuls maîtres de leur destin», selon le communiqué.
De même, le Gouvernement burkinabè «invite la Communauté internationale au strict respect des choix opérés par le Mali», tout en demandant au Secrétaire Général de l’ONU «de bien vouloir prendre les dispositions utiles pour le retrait des troupes burkinabè engagées au Mali dans le cadre de la MINUSMA».
Le Burkina réaffirme, par ailleurs «sa solidarité au Gouvernement malien et à l’ensemble des peuples du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et demeure fidèle à l’idéal de bâtir en toute indépendance et en toute responsabilité un monde de paix, de sécurité et de développement partagé pour toutes les Sahéliennes et les Sahéliens».
Le patron de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a, par contre, défendu, devant le Conseil de sécurité, sa Mission qui se serait employée à mettre en œuvre son mandat «de la manière la plus efficace qui soit». Par rapport à la demande du Mali, il a déclaré à la presse que «nous sommes guidés par la décision que le Conseil pourrait prendre».
By OMA Newsletter N° 1222 du 19/06/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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