Le chef des droits de l’homme de l’ONU, a plaidé, mardi 11 juillet à Genève,
pour le respect des autres et de leurs croyances, suite à l’incendie de quelques pages d’un Coran qui a eu lieu le 28 juin dernier devant une Mosquée à Stockholm, en Suède.
Volker Türk s’exprimait au cours d’un débat organisé par le Conseil des droits de l’homme, à la demande du Pakistan, en réponse à cet acte condamné fermement surtout dans le monde musulman.
Selon le site d’information de l’ONU, le Haut-Commissaire au Conseil des droits de l’homme, a souligné, en face du Conseil, que les auteurs de l’acte voulaient probablement «exprimer du mépris et attiser la colère» en brûlant ce livre sacré qui est le «cœur de la foi» pour plus d’un milliard de musulmans, étant donné ce type de comportement sème «la discorde entre les gens» et transforme les différences en haine.
Tout en condamnant les discours de haine contre et par des personnes de toutes les confessions dominantes et minoritaires, et prônant les avantages de la diversité pour toutes les sociétés, le responsable onusien a souligné que le dialogue pour garantir le respect des différences d’opinions et de religions est essentiel.
Le droit de croire ou de ne pas croire «est fondamental pour la Déclaration universelle des droits de l’homme», a-t-il aussi noté, invitant les responsables politiques et les personnalités religieuses de premier plan, qui ont un «rôle particulièrement crucial à jouer», à s’exprimer clairement contre le manque de respect et l’intolérance.
Rappelons que la diplomatie suédoise a eu à condamner un acte «islamophobe» qui ne «qui ne reflète en aucun cas les vues du gouvernement suédois», tout en précisant que la liberté de réunion, d’expression et de manifestation est un «droit constitutionnellement protégé» en Suède.
Le Haut-Commissaire a, pour sa part, défendu que les restrictions à la liberté d’expression de quelque degré que ce soit doivent rester «en tant que principe fondamental» une exception, d’autant plus que les lois limitant la parole sont «souvent utilisées à mauvais escient» par les gouvernements autoritaires.
Il revient, selon lui, aux tribunaux nationaux de statuer sur chaque cas d’une manière «compatible avec les garde-fous que prévoit le droit international humanitaire».
By OMA Newsletter N° 1247 du 12/07/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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