Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’en est pris, en sa qualité du patron du parti Pastef les patriotes, à une décision du gouvernement français annoncée ce dimanche 18 juillet, relative à six tirailleurs africains qui ont été reconnus « morts pour la France » à titre posthume.
Ces tirailleurs (quatre sénégalais, un ivoirien et un burkinabè) étaient exécutés, sur ordre d’officiers de l’armée française, en 1944 au camp de Thiaroye qui est proche de la capitale du Sénégal, Dakar.
Cette décision de Paris intervient à l’approche des commémorations du 80e de la libération de la France, mais aussi dans la perspective du 80e anniversaire des événements de Thiaroye, selon les autorités françaises.
« Nous demandons au gouvernement français de revoir ses méthodes, car les temps ont changé ! », a écrit Sonko sur son compte X, soulignant que « d’aucuns ont salué comme une grande avancée la décision des autorités françaises d’accorder leur ‘reconnaissance’ à six des soldats africains froidement abattus en 1944 au camp de Thiaroye par l’armée française. Une reconnaissance qui consiste à leur attribuer, à titre posthume, l’étiquette ‘mort pour la France’. »
Le leader de Pastef s’est interrogé « pourquoi cette subite ‘prise de conscience’ alors que le Sénégal s’apprête à donner un nouveau sens à ce douloureux souvenir, avec la célébration du 80e anniversaire cette année ? »
Il a rappelé « à la France qu’elle ne pourra plus ni faire ni conter seule ce bout d’histoire tragique. Ce n’est pas à elle de fixer unilatéralement le nombre d’Africains trahis et assassinés après avoir contribué à la sauver, ni le type et la portée de la reconnaissance et des réparations qu’ils méritent. »
Il a clôt son message en annonçant que « Thiaroye 44, comme tout le reste, sera remémoré autrement désormais. »
L’événement de Thiaroye remonte au 1er décembre 1944, lorsque des troupes coloniales avaient tiré sur des tirailleurs rapatriés qui réclamaient leurs arriérés de solde. La France avait reconnu 35 morts, un chiffre sous-estimé selon certaines sources.
Article publié le 26/07/2024
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