Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a appelé, jeudi 1er août, à considérer l’Alliance des Etats du Sahel (AES) comme une « entité à prendre désormais en compte dans la configuration internationale. »
Traoré s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec les Chefs de Missions diplomatiques et Postes consulaires accrédités au Burkina Faso, organisée pour communiquer à ces derniers les conclusions issues du premier sommet des Chefs d’États de l’AES, tenu le 6 juillet à Niamey, la capitale du Niger.
Selon un communiqué du Ministère burkinabè des Affaires étrangères, « ce cadre d’échanges (…) avait pour but de donner aux ambassadeurs, l’information exacte et officielle sur l’évolution du processus de l’AES, de partager avec eux les conclusions du premier sommet (…) et de leur apporter les éclairages nécessaires, afin qu’ils puissent les remonter aux plus hautes autorités de leur pays respectifs. »
Le ministre a évoqué les décisions importantes annoncées lors du sommet par les chefs d’Etat concernés, notamment le malien Assimi Goïta, le burkinabè Ibrahim Traoré et le nigérien Abdourahamane Tchani.
Il s’agit de la création de la Confédération AES ; de la mutualisation des forces dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, le développement ; la création d’une banque d’investissement AES ; et la mise en place d’un fonds de stabilisation.
Le chef de la diplomatie burkinabè a aussi parlé des principes fondateurs de la Confédération, notamment la non-agression entre les États confédérés, l’interdiction de toutes mesures coercitives au sein de l’Alliance, la solidarité entre les États confédérés, et la sauvegarde des intérêts de la population.
Il a souligné, par ailleurs, que l’AES, dont le Président en exercice est le Colonel Assimi Goïta, « reste ouverte à tous les partenaires sincères. »
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