L’Assemblée nationale du Togo a adopté, vendredi 22 avril, une résolution en faveur de l’intégration du pays au Commonwealth ou Commonwealth of Nations.
« Au nom du peuple togolais, l’Assemblée nationale exprime son soutien au processus d’adhésion du Togo au Commonwealth », indique la résolution. Il revient ainsi au gouvernement de présenter sa requête auprès de l’organisation intergouvernementale lors de son prochain sommet qui aura lieu au Rwanda en juin prochain.
« Il serait souhaitable que le Togo soumette à temps sa candidature officielle. Le secrétariat du Commonwealth a informé notre pays que la dernière consultation pourrait se faire le plus tôt possible de sorte que dès la prochaine réunion du 20 juin, notre pays puisse occuper sa place », a déclaré Christian Trimua, le porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de l’homme et des Relations avec les institutions de la République.
Ce projet de rejoindre le Commonwealth date de 2014. Des missions d’évaluation du bloc se sont déjà rendues à Lomé ces dernières années pour s’assurer du respect de certains principes (démocratie, Etat de droit, liberté de la presse…) de la part de ce pays francophone d’Afrique de l’Ouest.
Plusieurs raisons poussent des pays d’Afrique à lorgner le Commonwealth, dont l’usage de la langue anglaise et la bonne santé économique de la majorité des membres. Pour la présidente du Parlement togolais, Yawa Tsegan, l’initiative du Togo est motivée par le besoin de renforcer ses programmes d’enseignement de l’anglais et de réactiver d’autres partenariats sans pour autant quitter la francophonie.
Le Togo emboite ainsi le pas du Gabon qui va adhérer à l’organisation cette année. Pour l’instant, le Commonwealth, fondé en 1949, compte 19 pays africains en son sein. La plupart des membres sont des anciennes colonies britanniques.
By OMA Newsletter N° 684 du 26/04/2022
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