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Le Mali quitte le G5 Sahel mais maintient ses relations bilatérales avec les pays du bloc

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Le G5 Sahel ne comptera plus, parmi ses membres, le Mali qui a résolu de claquer la porte de l’organisation, l’accusant d’être «instrumentalisée» par l’«extérieur».

Dans un communiqué, publié dimanche 15 mai dernier, le gouvernement de transition au Mali a annoncé sa décision «de se retirer de tous les organes et instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe» anti-djihadiste.

Le Mali s’insurge contre le fait que la conférence des chefs d’Etats du G5 prévue en février dernier à Bamako, et devant «consacrer le début de la présidence malienne du G5», n’ait toujours pas eu lieu.

Si, officiellement, cette situation s’explique par le contexte politique actuel que traverse le Mali, le gouvernement malien soupçonne des «manœuvres d’un Etat extra-régional» visant à le nuire. Ce pays accuse ainsi l’organisation de mettre en jeu son autonomie et de faire preuve d’un «dysfonctionnement grave» en son sein.

La junte au pouvoir à Bamako suit son parcours de renoncement aux accords dans lesquelles le Mali s’est engagé. Début mai, elle a mis fin au traité de coopération de 2014 avec la France, ainsi qu’aux accords de 2013 et 2020 fixant le cadre juridique de la présence de la force anti-djihadiste Barkhane et de Takuba, regroupement de forces spéciales européennes initié par Paris.

Ces mesures sont consécutives à la détérioration des relations entre Bamako et les pays occidentaux, due au rapprochement du Mali avec la Russie, et particulièrement à la sollicitation des services de la société de sécurité privée russe Wagner par le gouvernement de transition malien.

Cependant, le Mali tient à garder ses relations bilatérales avec les autres pays membres du G5 que sont la Mauritanie, le Tchad, le Burkina et le Niger.

Les relations entre le Mali et la Cédéao sont toujours aussi tendues pour n’être pas tombés d’accord sur le chronogramme électoral. Bamako croupit encore sous les sanctions économiques de l’organisation ouest-africaine, qui rendent difficile le quotidien de la population. Le mois dernier, des centaines de Maliens avaient marché pour réclamer le retrait de leur pays de la Cédéao.

By OMA Newsletter N° 704 du 17/05/2022

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